Je passe en coup de vent pour signaler la rétrospective consacrée à Guy Maddin, un maître du cinéma étrange et “bricoleur” (il faut vraiment que je sois plus attentive à la programmtion du Centre Pompidou, j’ai failli passer à côté). Plus d’infos ici - vous pourrez sans aucun doute me croiser à plusieurs séances.
19 octobre 2009
Pretty On The Outside
On dirait de petites lorgnettes de théâtre, mais ce sont des tubes de rouge à lèvres anciens. A nettoyer (certains ont encore des moignons de rouge à l’intérieur) puis à remplir avec des cosmétiques modernes au moins joli contenant, les rouges MAC par exemple, parfaits de couleur, de texture, de tenue et d’odeur mais au tube en plastique hideux. Je ne suis pas de l’école du “Qu’importe le flacon”.
A part ça, je suis malade (gros, gros rhume – je suis restée plus ou moins au lit tout le week-end avec le chat, du grog, des romans de vampires et des BD – bien aimé Le Mangeur d’histoires de Fabrice Lebeault, d’ailleurs). J’ai été au vernissage de l’expo Venus Robotica au Cabinet des Curieux mais il y avait tant de monde que j’ai eu du mal à en profiter. Il faudrait que j’y retourne. J’ai quand même été conquise par les sculptures de Patrice Hubert, entre plantes exotiques et mantes religieuses. Et plus que deux semaines avant la fin de mon contrat !
13 octobre 2009
Monte-en-l’air
J’ai un truc avec les cambrioleuses en ce moment. Les cambrioleuses chic, complètement fantasmées, on est d’accord. D’ailleurs je veux un catsuit noir. Ou doré. Le basique indémodable par excellence, persiffle ma conscience.
A part ça, vive l’automne ! Les feuilles mortes, les marrons, les potirons, le froid qui me permet de sortir mon nouveau manteau d’amour et de porter à nouveau des gants. Et je vous signale en passant que les chats font d’excellentes bouillottes.
11 octobre 2009
Glitter Fever #2
Des paillettes sur le sol, des paillettes dans la douche, des paillettes dans mon lit encore deux jours plus tard…
Poussière d’étoile de la dernière Glitter Fever.
C’était au Folies Pigalle que ça se passait, une salle infiniment supérieure au Globo de la première édition : une vraie petite salle de cabaret, avec une scène et un balcon, pas une discothèque. Les seuls reproches à lui faire (évacuons-les avant de parler du spectacle) sont qu’il y avait trop de monde par rapport à la taille de la salle, et qu’on se marchait donc un peu dessus, et que la musique était moyennement bien choisie et surtout très forte : pas l’idéal pour discuter en attendant le show, qui commence après plus d’une heure d’attente quand même… Ceci étant dit, passons aux choses sérieuses. Les shows étaient eux aussi, dans l’ensemble, meilleurs qu’à la première édition. Pour ne pas lasser (il y avait une bonne dizaine de performeurs, qui ont presque tous fait plusieurs numéros), je ne vous parlerai que de ce que j’ai préféré. Les photos ont été éhontément piquées sur Facebook, parmi le petit nombre disponible pour l’instant.
Miss Ann Thropy, qui ouvre le bal avec “Under The Sea” – robe fourreau toute en paillettes chatoyantes qui révèle en dessous un jupon en tulle aux couleurs de la mer, enlevé à son tour pour laisser la place à une danse avec deux larges bandes de tissu à nouveau aux couleurs marines, attachés à des éventails, que la danseuse fait onduler comme des vagues – et livre comme d’habitude une performance qui, pour ne pas être particulièrement originale, est parfaitement exécutée dans la grande tradition du burlesque élégant et classique.
Valentina Del Pearls n’a pas la même virtuosité, mais ses numéros sont drôles et rythmés. J’avais déjà vu “Le casse de Valentina” à la première Glitter Fever (seul numéro d’ailleurs à avoir été repris), mais pas “La lettre d’amour”, un strip relativement classique mais soutenu par un petit scénario à la fin aussi amusante qu’inattendue. Je ne vous la raconte pas, pour ne pas gâcher la surprise si vous avez l’occasion de le voir.
J’avais adoré le numéro de Charlot de Warren Speed au Casino de Paris. Il en livre ici une version différente, en officier de marine américain mais toujours avec ces changements de musique qui entraînent autant de changements de danse. Et bien que j’aie préféré l’option chaplinesque (autant dans le costume que dans l’interprétation), je n’ai pas pour autant boudé mon plaisir. Et ça me confirme dans l’idée que plus d’hommes dans le burlesque serait une bonne chose…
On arrive à mes favoris de la soirée. D’abord, la géniale Zoé Kill Kill Pussycat, déjà repérée à la première Glitter Fever. Si son premier numéro, “Zoé à la plage”, est un poil trop long pour mon goût, on y trouve quand même un canard géant en plastique gonflable, une ombrelle hypnotique, et un final… humide. C’est léger, c’est drôle, et Zoé est belle comme tout. Mais c’est son second numéro qui m’a vraiment conquise, “Dr Jekyll & Miss Kill Kill” (le nom, déjà !). Elle arrive sur scène en gentleman victorien, avec petites lunettes, haut de forme, barbe et moustache, confectionne une potion, la boit… et découvre à sa grande stupeur et à son grand ravissement qu’elle s’est transformée en femme. J’ai adoré ce numéro pour le coup vraiment original en plus d’être tout à fait voluptueux, avec un petit côté freaks qui n’est pas pour me déplaire : la femme à barbe en lingerie !
Et puis il y a, bien sûr, Lily DesLys et Anna Bogen. Et non, je ne les plébiscite pas juste parce que ce sont mes copines. Pas mon genre. En fait c’est plutôt l’effet inverse : je me sens incroyablement fière et heureuse d’avoir pour amies des filles aussi douées.
Le premier numéro de Lily, “Tea’se For Two” la voit en gentille petite femme aux couleurs pastels qui distribue des macarons avant de se déshabiller derrière son ombrelle pailletée. Mais comme avec Zoé, c’est son second numéro qui m’a fait tomber par terre, “L’Ange Noir”. Inspiré du fameux numéro de Marlene Dietrich en Lola Lola, il a un parfum autrement fatal qui correspond plus, selon moi, à la personnalité de Lily. Elle a trouvé une musique parfaite pour son lent strip qui la voit tomber sa sublime queue-de-pie et sa lingerie en dentelle noire pour finir avec un énorme boa aux plumes noires et luisantes. Et l’éclairage bleuté met parfaitement en valeur sa peau blanche. Je n’ai malheureusement pas (encore) trouvé de photo live de ce numéro…
Quant à Anna Bogen, elle nous offre un numéro sur pointes très espiègle et sucré, sur l’air de “Sugar Plum Fairy” volé à Casse-Noisette, avec une autre utilisation, tout aussi réussie, de ces éventails-à-bandes-de-tissu (si quelqu’un connait le nom de ces trucs, je suis preneuse) dont j’avais parlé à propos de Miss Ann Thropy, dans les tons dégradés de rose cette fois.
Son petit duo avec Lily, où chacune tente de convaincre le public de rejoindre Anna et l’armée de terre ou Lily et la marine, en utilisant tous leurs arguments physiques, est très réussi, très fun, très pin-up.
Et son dernier numéro, “Egyptian Love Affair”, est une tuerie de danse orientale qui se transforme en Loie-Füller-rencontre-Nefertiti grâce à ses ailes d’Isis dorées (deux grandes “ailes” de tissu plissé qui s’attachent au cou et aux bras) qu’elle transforme tour à tour en lever de soleil, battements d’ailes de papillon, flamme… Là non plus, inexplicablement, pas encore de photos.
Conclusion ? Je suivrai avec attention l’évolution de Lily et d’Anna, et je guetterai les prochains shows de Zoé. Et je reviendrai à la prochaine Glitter Fever…
9 octobre 2009
En vrac
Trop de choses à faire, à voir, à vivre. Pas le temps d’écrire de vrais articles (et pourtant, j’ai de quoi dire ! ne serait-ce que sur Pretty Things de Liz Goldwyn, une plongée dans l’univers des danseuses burlesque des années 50, très envers du décor, sueur, piqûres d’aiguilles, et le moment où le burlesque s’est mué en strip moderne, ou sur Voluptuous Panic : The Erotic World of Weimar Berlin de Mel Gordon), pas le temps de prendre des photos. Donc voilà, en vrac, des bouts de ma vie en ce moment et puis des liens qui m’ont plu.
- C’est bientôt la Foire de Francfort, l’une des manifestations les plus importantes pour l’édition mondiale. Pour moi, ça veut dire des manuscrits à lire, et le plus vite possible. Pas mal de fantasy, ça change des romans “filles”. A part ça, je n’ai pas lu beaucoup ces derniers temps. Je suis au milieu de The House of the Seven Gables de Hawthorne (je ne sais pas pourquoi, j’ai du mal à le lire dans le métro) et je viens de finir Les lamentations du prépuce de Shalom Auslander, plus tragique qu’Attention Dieu méchant qui a aussi pour sujet la communauté juive orthodoxe américaine, mais plutôt drôle aussi.
- Beaucoup de couture ces dernières semaines. Ma tenue de la Glitter Fever ce soir devrait être assez réussie – et cette fois, il me faut des photos, réussies aussi ! Marre de faire des “reconstitutions de la scène du crime” après coup.
- Je me suis acheté des leggings. Oui, moi qui ne cesse d’en dire du mal. Mais c’est pour la bonne cause : ils sont dorés et l’idée c’est de les utiliser pour me faire des “jambes métalliques” d’androïde (ou andréïde, si on veut faire son Villiers de l’Isle-Adam… et j’en ai bien envie) pour la soirée Steampunk Attraction. Portés sous de la dentelle, l’effet me plaît beaucoup. Pour être honnête, je dois préciser que je m’inspire éhontément de cette tenue géniale.
- Glitter Fever, ok. Steampunk Attraction, c’est en cours. Mais que porter au vernissage de l’expo Venus Robotica jeudi ? Et à la NFT Party le 20 ? Et à la Zombie Walk du 31 ? Je crois que je me transforme insidieusement en party girl malgré moi…
- Le chat va bien. Toujours affectueux, joueur et tout. Je l’aime. Il faut juste qu’il se rentre dans le crâne que la table de la cuisine est zone interdite pour lui.
- Je me demande si je dois me recouper les cheveux ou les laisser repousser. Choix difficile.
- Envie de continuer à réaménager l’appart’. D’un côté, envie d’en faire quelque chose de lumineux et aussi rangé que possible, de l’autre, envie de le transformer en pseudo fumerie d’opium, avec des tentures partout, des lanternes chinoises à franges, ce genre.Pseudo roulotte de diseuse de bonne aventure aussi. Pas sûr que ça plaise à l’autre occupant des lieux, ceci dit.
- Allez, des liens. Les illustrations et une interview d’Aquirax Uno. Le blog mode + cuisine de Luxirare, à voir absolument pour la perfection de la présentation, même si beaucoup de choses ne sont pas à mon goût (surtout côté mode). Je suis particulièrement fan de ses chips et de son mojito futuriste, et aussi de ses chaussures à ampoule (électrique). Il FAUT que je dessine d’après ces photos d’une production russe de L’Oiseau bleu de Maeterlinck en 1908 – j’avais déniché il y a plusieurs années la première photo de Maria Germanova et je suis ravie de pouvoir en voir plus. D’autant plus que ça m’a permis de découvrir aussi le Tumblr de Ghoul Next Door, une vraie mine d’or. Beaucoup trop cher pour moi mais merveilleux à regarder, Timeless Vixen. Et deux de mes blogs préférés du moment (qui vont avec mes envies de déco pseudo) : Lady Lavona et Angeliska Gazette.
- Hâte d’en avoir fini avec mon job à plein temps. Et d’avoir, donc, un peu plus de temps. J’ai des dizaines d’idées et de projets et c’est terriblement frustrant de ne pouvoir, au mieux, avancer qu’à une allure d’escargot.
7 octobre 2009
J’oubliais !
Plus que quelques jours pour aller voir le Maxi Monster Music Show à l’Européen ! Ca se finit vendredi 9 et ça vaut vraiment, vraiment le coup. Je voulais en parler plus en détail et puis ça m’est sorti de la tête, avec mon emploi du temps surbooké des dernières semaines. Et de toute façon, je n’aurais pas pu dire mieux que l’article de P. chez Not For Tourists. Allez-y, découvrez Gina Trapezina la Poupée barbue, Juan-y-Juanita l’Homme-femme, Miss Gabrielle la femme-tronc, Raymond Butor l’homme fort le plus petit du monde., le Fakir, Olga Nounouchka l’Etoile fêlée, le ténébreux Axel.. vous ne le regretterez pas !
6 octobre 2009
She’s In Parties
Samedi, fête années 20 chez Sorrel et Massimiliano. Comme toujours chez eux, tout est délicieux : du champagne au décor en passant par les invités retrouvés de fête en fête ou découverts pour la première fois. Et lorsqu’ils sont talentueux, les invités sont mis à contribution pour quelques chansons ou un petit numéro de danse. Non seulement c’est un plaisir, mais en plus ça me fait irrésistiblement penser aux soirées du 19e siècle où tel invité était prié de jouer du piano pour permettre à tel autre de se produire au chant, ou à tout le monde de danser un peu… C’est pour cette occasion que j’ai fait la couturière la semaine dernière, j’espérais avoir de jolies photos de ma robe pendant la soirée mais ça n’a pas été le cas : soit on ne voit pas bien la merveille, soit j’ai une tête affreuse… Il faut vraiment que j’apprenne à poser pour ce genre de photos, c’est dommage. Peut-être que Sasha, qui fait une magnifique “Rita Hayworth dans une fumerie d’opium” pourrait me donner des cours ? Quoi qu’il en soit, voici les photos rescapées du massacre, prises toutes deux par l’envoûtante Ema (et après on s’étonne que je me déplaise sur les photos, quand je suis entourée de la sorte) :
La robe mériterait sa propre séance photo, mais je ne sais absolument pas quand j’aurai le temps. Surtout que la prochaine fête se profile à l’horizon, avec le casse-tête toujours renouvelé du “Mais qu’est-ce que je vais mettre ?” désespéré. (Si ça vous intéresse, j’envisage de me relancer dans de la couture pour faire un fond de robe à porter sous le “truc” en tulle brodé de perles que m’a offert Mina Pyro pour mon anniversaire. Si je n’ai pas le temps, ce sera peut-être la robe vintage couleur rouille rachetée à Lily, ou ma robe bleue de princesse.) La fête en question, c’est la Glitter Fever vendredi au Follies’ Pigalle – avec Lily DesLys et Anna Bogen parmi les danseuses burlesques ! Et l’entrée est gratuite sur présentation du flyer (même imprimé maison), alors… Et en première partie de soirée j’irai faire tache avec ma tenue, quelle qu’elle soit, à la NFT Electro Party. Seul regret : du coup je vais devoir faire une croix sur le défilé de mode vintage à la Biennale des antiquaires, où il risque pourtant d’y avoir des merveilles…
Et le lendemain, samedi 10, il y a une séance de Dr Sketchy’s avec deux ravissants modèles : Lorelei et, surtout, Jane May ! Et en plus c’est gratuit. Aucune excuse pour ne pas sortir crayons, pinceaux et blocs à dessin…
3 octobre 2009
Pocket Watch
Pas sûre que je serai à l’heure avec cette montre de gousset. Mais mes joues roses devraient suffire à faire oublier mon retard, n’est-ce pas ?
I probably won’t be on time with this pocket watch. But my rosy cheeks should be enough to make you forget I’m late, shouldn’t they?
C’est une “montre” Givenchy, trouvée hier parmi les soldes de Sephora. Pour un prix encore un peu élevé, mais puisque j’en rêvais depuis longtemps…
It’s a Givenchy “watch”, found yesterday in Sephora’s sale. It was still a little expensive but since I’d dreamed about it for some time…
J’en profite pour signaler la très jolie nouvelle édition d’Alice in Wonderland par Penguin (les autres couv’ de la série méritent aussi d’être vues).
(Oui, c’est un billet bien frivole. Mais j’ai le droit parfois, non ?)
30 septembre 2009
Sewing In Progress
28 septembre 2009
Miss Violet Plum
…a des cernes assorties à sa robe trouvée en friperie et des chaussures Vivienne Westwood. Dans une minute elle va sauter sur la rampe pour descendre tout le long de l’escalier – ou peut-être le remonter façon Mary Poppins ? La nuit, avec son redoutable chat masqué, elle dérobe des oeuvres d’art dans les musées du monde entier. Le jour, elle se contente de voler des livres dans les bibliothèques, de décapiter les orchidées et de faire des grimaces aux enfants jusqu’à les faire pleurer. Elle n’est pas très fréquentable, cette demoiselle…
…has rings under her eyes matching the colour of her thrifted dress, and Vivienne Westwood shoes. In a minute she’s going to jump on the bannister and slide all the way down – or maybe up, Mary Poppins style? At night, along with her formidable masked cat, she steals works of art from museums all around the world. By day, she only lifts books from libraries, beheads orchids, and makes faces at children until they cry. She’s not very respectable, that one…























