25 juin 2009...19:14

Of shoes, and the girl who craves them

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Quand j’étais petite, je ne comprenais pas l’attrait que pouvaient exercer les chaussures. Je me souviens d’une amie de ma mère, dans une situation financière très moyenne à l’époque, expliquant qu’elle n’avait pas pu résister devant ses bottines lacées rouges, vernies. Je ne comprenais pas. Surtout, je ne comprenais pas qu’on mette autant d’argent là-dedans. Des chaussures à plusieurs centaines d’euros ? Cela me semblait criminel. Tout ça pour dire, vous l’aurez deviné, que j’ai bien changé sur cette question. Et que je suis très, très tentée de faire flamber la CB sur une paire (certes soldée) aussi belle que peu portable au quotidien. Le genre avec des talons-bijoux, vous voyez, le genre que mettrait une très élégante Colombine pour aller danser dans un palais vénitien. Flambera, flambera pas ? Je sens le brûlé…

(Ah et tant que je suis à parler shopping, j’ai fait un bout de soldes hier. Un mini-short taille haute pour faire comme tout le monde, un gilet en lin blanc à fines rayures correspondant complètement à mon envie menswear exprimée ici, complètement “Charlot à la plage” pour reprendre l’expression de Lily, et une sublime robe longue geisha années 30 revues par les 70s, quelque chose comme ça, en tout cas elle est merveilleuse. Photos à suivre.)

When I was a child, I didn’t understand the lure of shoes. I remember a friend of my mother, then in a shaky financial situation, explaining that she hadn’t been able to resist those patent red laced ankle boots. I didn’t understand. Most of all, I didn’t undestand how you could spend so much money on it. Several hundred euros for shoes? It seemed criminal to me. Well, you’ve guessed it, I’ve changed since then. And I’m very, very tempted to indulge in a beautiful, definitely not  everyday pair of designer shoes (on sale though). The kind with jewelled heels, the kind a very elegant Columbine would wear to a dance in a Venetian palace. Will splurge, won’t splurge?

(And speaking of shopping, I’ve bought a few things on sale. High-waisted short shorts, like everybody, a striped white linen waistcoat and a gorgeous maxi dress with a 30s/70s geisha feel. Pictures to follow.)

15 commentaires

  • … Laisse-moi deviner, c’est signé Louboutin? ;)

  • Les seuls talons-bijoux que j’aime vraiment sont les Prada d’il y a quelques saisons, en forme de fleur… Sinon, je suis encore de celles qui trouvent ça ‘mal’ de mettre tant d’argent dans des chaussures… sauf peut-être les bottes, mais j’ai peut-être trop de difficultés à trouver mon bonheur.
    Geisha+années 30+relecture 70???? tu touches à nombre de mes points faibles, là!!

  • Perdu, mais en tous cas elles sont vraiment dignes d’un petit sacrifice! Geisha+années 30, j’ai hâte de découvrir tes merveilles également…

  • flashmarion

    Des Louis Vuitton? Ou des Dior?

    J’ai toujours eu un faible pour les souliers, meme petite. Je me rappelle que j’attendais d’avoir 18 ans pour marquer le coup en achetant une paire d’escarpins…

    J’ai hate de rentrer en France pour retrouver un vrai choix en matiere de chaussures et peut-etre me faire un cadeau luxueux, aussi!

  • Carlotta : Les talons en question restent plutôt sobres, quand même. Ils me font penser à un de mes bracelets pseudo Art Déco, plutôt dans le motif que dans le bling. Pour le prix, si elles n’étaient pas soldées je n’envisagerais pas !

    Lily : Je savais qu’elles te “parleraient” aussi ;)

    Flashmarion : Des Viktor & Rolf !
    Moi ça m’est venu plus vers 15-16 ans, mais sans oser passer à l’acte tout de suite. Petite, j’étais beaucoup plus chiffons, j’adorais me déguiser. Je me souviens quand même en primaire avoir envié les Dr Martens vernies d’une camarade de classe – mais mes parents refusaient, à juste titre, de m’acheter des chaussures chères tant que je n’avais pas atteint ma pointure définitive.

  • Argh… encore une petite semaine d’attente avant que les soldes ne commencent ici…
    Et je vais certainement craquer pour des chaussures, comme toujours !

  • Ah les chaussures, le grand drame de ma vie (pourquoi n’a-t-on que deux pieds?)… Moi je dis flambe, au pire tu les mettras dans une vitrine pour les contempler. Est-ce qu’il s’agit d’un modèle avec des talons à motifs petits losanges?

  • Miss Sunalee : On est faibles et prévisibles, hein ?

    Emily : Lançons la mode des chaussures portées aux mains ! ou sur la tête, à la Schiaparelli ! Et oui, c’est un modèle à talons-losanges, bicolore et avec un pompon sur le devant.

  • Tout à fait ! Parce qu’en plus, j’ai toujours tendance à acheter des chaussures peu pratiques, dont les talons vont se coincer entre les pavés, dont les talons sont trop hauts pour marcher plus d’une demi-heure, qui serrent trop, qui pourraient s’abimer sous la pluie, etc. Bref, je finis toujours par mettre les mêmes… et quand il fait chaud comme aujourd’hui, je suis pieds nus au bureau !

  • Très Commedia dell’arte, comme modèle! (euh, Emily G. et Emilyndme sont la même personne, hein. Je ne suis pas bipolaire, mais je n’ai pas trop réfléchi quand j’ai enregistré mon pseudo wordpress)

  • Miss Sunalee : Pieds nus au bureau, je n’oserais pas, vu la fréquence avec laquelle est lavée la moquette…

    Emily : C’est exactement ce à quoi j’ai pensé tout de suite. Et je n’ai rien contre les schizos, hein ;)

  • Pieds nus dans mon bureau mais tongs pour les couloirs… la moquette n’est pas très souvent lavée non plus chez moi !

  • J’en ai plus de quarante paires, c’est du fétichisme, surtout des Miu Miu… J’en ai une collection assez invasive… Je les aime beaucoup. J’ai hâte d’avoir une étagère assez spacieuse pour pouvoir toutes bien les ranger…
    Ma mère en achetait beaucoup, et, petite, je me disais qu’elle abusait. Elle disait que c’était parce qu’elle avait les pieds sensibles, je n’y croyais qu’à moitié. Sauf que j’ai les mêmes pieds qu’elle, et j’ai exactement le même problème : impossible pour moi d’être bien plus de deux heures d’affilée dans les mêmes souliers, même les Doc Martens (pas le modèle à la mode, mais un vrai modèle orthopédique). Donc chaque paire représente ma quête du confort…

  • Audrey : Oh là là, je n’aimerais pas être à ta place (enfin, sauf pour la collection de Miu Miu ^^) ! Ceci dit, moi le problème c’est mon dos, et je me rends compte comme les chaussures bas de gamme lui font du mal. Donc je crois que je vais me débarrasser de (presque) toutes mes cheaperies et ne plus acheter que de la qualité désormais, même si c’est plus cher. Et puis c’est souvent tellement plus beau ! J’ai rencontré une demoiselle vendredi soir, qui portait une robe toute simple avec des Louboutin et les chaussures donnaient tout de suite une autre dimension à la tenue…


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