This post is about how French publishers select the books they’ll publish. Since it’s quite long and probably irrelevant for any other country, I won’t translate it.
NB – J’ai écrit ce billet en m’appuyant sur mon expérience de lectrice au sein de trois maisons d’édition différentes – deux de littérature jeunesse (dont l’une où je participais au comité de lecture général, incluant la littérature générale et les essais), une de science-fiction et fantasy – ainsi que sur les renseignements que j’ai glanés au cours de stages et de mon Master d’édition. Je ne prétends pas être omnisciente en la matière, mais je commence à avoir une petite idée de comment les choses se passent. Et je me suis dit que ça vous intéresserait d’avoir un éclairage, même partiel (aucune idée de comment ça se passe en BD ou pour les albums jeunesse par exemple), sur ce processus mystérieux.
Comment envoyer son manuscrit dans les meilleures conditions ?
Avant toute chose, il faut cibler ses envois. Les différents éditeurs ont des lignes éditoriales différentes, plus ou moins marquées selon les maisons mais présentes. Il peut s’agir du genre de littérature publiée (littérature générale, policier, SF, historique…), du type de public visé (âge, sexe, profil socio-culturel…) ou de nuances plus fines (mieux vaut envoyer un roman expérimental chez Verticales que chez XO, par exemple).
Envoyer votre oeuvre à tous les éditeurs de France et de Navarre est donc à la fois inutile, puisque bon nombre d’entre eux la rejetteront aussitôt, et coûteux puisqu’il vous faudra imprimer et expédier tous ces exemplaires (aucun éditeur n’accepte les manuscrits non sollicités envoyés par mail). Vérifiez aussi s’ils publient ou non des inédits (inutile de démarcher les collections de poche, je vous le dis tout de suite), ou s’ils sont spécialisés dans les traductions (Gallmeister par exemple publie uniquement des écrivains américains). Pour se faire une idée de la ligne éditoriale des différents éditeurs, le mieux est de faire un tour sur leur site Internet et d’aller feuilleter leurs parutions en librairie. Vous pourrez alors dresser une liste d’envois plus réaliste.
Adresser directement un manuscrit au responsable éditorial concerné, si vous connaissez son nom, plutôt qu’au service des manuscrits est généralement une bonne idée. Mais surtout, n’adressez rien en recommandé, c’est contraignant pour le destinataire (donc le dispose mal en votre faveur).
A quoi doit ressembler le manuscrit ?
Certains éditeurs ont des idées très précises là-dessus, qui sont généralement détaillées sur leur site Internet. Si rien n’est précisé, faites simple et lisible : police classique, de taille 12, interligne 1,5, texte justifié, pages numérotées. Une reliure n’est pas indispensable. Evitez les illustrations, à moins qu’elles ne fassent vraiment partie intégrante du projet.
Joignez-y une lettre d’introduction où, en deux mots, vous vous présenterez, en donnant vos coordonnées les plus complètes possibles (ça a l’air bête dit comme ça mais tout le monde n’y pense pas – et oui, si vous avez un super blog avec beaucoup de lecteurs ça vaut le coup de le mentionner, les éditeurs s’intéressent de plus en plus à ce genre de chose) et introduirez votre oeuvre. Pas la peine de faire un résumé complet, il s’agit juste de donner envie et de permettre de voir très rapidement qu’on ne s’est pas trompé dans le ciblage de l’envoi. Et non, des phrases comme “Mon livre n’est pas de la fantasy, mais il est très fantaisiste” (authentique), ça ne marche pas.
Une fois le manuscrit arrivé à bon port, que se passe-t-il ?
Il est généralement confié à un lecteur ou une lectrice, qui se charge de faciliter le travail de l’éditeur en effectuant un premier tri. Au moins 75 % des manuscrits (estimation basse) sont refoulés à ce stade, entre ceux qui ne correspondent pas à la ligne éditoriale et ceux qui sont juste mauvais.
Qui sont les lecteurs ? Eh bien, il y a pas mal de stagiaires parmi eux. Ne poussez pas les hauts cris : ce sont des gens qui ont au minimum une licence et souvent plus, et qui sont avant tout des passionnés de livres. Pas tout à fait des incompétents, donc. Et s’il se trouve qu’ils ne sont pas aptes à cette tâche, l’éditeur s’en rend vite compte dans les fiches de lecture et leur confie un autre boulot. Sinon, ça peut être un peu n’importe qui ayant une expérience dans le secteur et auquel l’éditeur fait confiance pour sa lecture. C’est moi en ce moment.
Donc ce qui se passe, c’est qu’on vous confie une brassée de manuscrits plus ou moins selon vos affinités, vous les lisez et vous pondez une fiche de lecture où vous donnez une appréciation : oui, non, peut-être. En général, “peut-être” ça finit par se traduire par “non”, mais pas toujours.
A quoi ressemble une fiche de lecture ?
Je ne sais pas si c’est partout pareil, mais là où j’ai bossé ça a toujours été assez informel. On commence par les infos techniques qui permettent de référencer la fiche (titre, auteur, pages etc.). Si c’est utile, on donne la liste des personnages principaux. On résume l’action. Et on finit par une appréciation de l’oeuvre. Le tout prend environ une page et demi, deux pages.
Quels sont les critères sur lesquels se base une appréciation ?
Dans le désordre : l’originalité, la qualité de l’intrigue, le rythme de l’action, l’ambiance, la profondeur des personnages, la qualité des dialogues, la fluidité ou la beauté du style, l’humour, le suspense, l’émotion, le fait qu’on soit captivé ou pas… Comme une lecture ordinaire en fait, sauf qu’on est à la fois plus objectif en acceptant de dépasser ce qui nous plaît ou pas personnellement pour se mettre dans la peau du lectorat envisagé (par exemple, je laisse mon cynisme au vestiaire quand je lis de la teen chick lit) et plus critique, en identifiant et expliquant les points forts et les points faibles.
D’autres facteurs, plus extérieurs, rentrent aussi en ligne de compte. Par exemple, un livre peut être refusé parce que trop ont paru sur le même thème récemment. Si vous avez l’intention de sortir, disons un pamphlet contre Nicolas Sarkozy, vous avez intérêt à trouver un angle d’approche et un style particulièrement remarquables.
Quand peut-on espérer une réponse ?
Alors ça, ça dépend très fortement de la taille et de l’organisation de la maison d’édition. Il faut quand même généralement quelques mois.
Tous les manuscrits sont-ils lus ?
Dans mon expérience, oui. Sauf ceux qui n’ont manifestement pas été envoyé au bon endroit (genre de la pure chick-lit chez un éditeur de science-fiction).
Par contre, il est vrai qu’ils ne sont pas forcément lus dans leur intégralité : si on se rend compte au bout des cent premières pages que ça ne convient pas du tout, on ne se tape pas toujours les deux cent d’après. On lit en diagonale, on va voir la fin et ça suffit pour se faire une opinion. Mais si on a l’impression qu’il y a quelque chose, on lit tout, même si on aurait des trucs à redire, parce qu’on ne sait jamais.
Dans ce cas, pourquoi les maisons d’édition envoient-elles souvent des lettres de refus type ?
Il y a deux raisons à cela, qui peuvent se recouper. Premièrement et avant tout, le manque de temps. Une lettre personnalisée, analysant les forces et les faiblesses d’un manuscrit, ne peut pas être rédigée en dix minutes, et il y a encore une pile d’autres ouvrages qui attendent d’être lus. Deuxièmement, la médiocrité du manuscrit : très souvent, une lettre personnalisée ressemblerait à “Votre histoire est incohérente, votre style maladroit, vos personnages des clichés vivants, laissez tomber l’écriture et mettez-vous plutôt à la poterie”. Cruel ? Oui. C’est pour ça qu’on préfère s’abriter derrière des formules toutes faites. Mais attention. Parfois ces formules toutes faites, telles que “votre manuscrit ne correspond pas à notre ligne éditoriale” ne sont que l’expression de la vérité : peut-être l’envoi du manuscrit n’a-t-il pas été bien ciblé.
Quoi qu’il en soit, si on prend le temps de personnaliser un minimum la lettre de refus, ce qui m’est quand même arrivé plus d’une fois, c’est qu’on a envie d’encourager l’auteur et de lui dire que, même si on ne publiera pas son oeuvre (parce qu’elle n’est pas aboutie, ou ne correspond pas à notre ligne édito), on pense qu’il ne devrait pas forcément se tourner vers la poterie tout de suite.
Quelles sont les chances d’un premier roman d’être publié ?
Faibles, mais pas inexistantes comme on le voit chaque année. Il faut juste garder à l’esprit qu’il y a plus de cent fois plus de manuscrits envoyés (estimation basse) que de places disponibles pour un premier roman dans le planning de parution. En d’autres termes, pour qu’un premier roman soit publié, il faut que l’éditeur ait un véritable coup de coeur, chose assez imprévisible. Ou alors que l’auteur soit déjà une personnalité médiatique pour d’autres raisons, mais là on quitte la démarche littéraire pour rentrer dans du purement commercial.
Alors, faut-il avoir des relations pour être publié ?
Oui et non. Comme partout, ça aide de savoir à qui s’adresser. Un manuscrit adressé par quelqu’un que l’éditeur connaît fera forcément l’objet d’un peu plus d’attention qu’un manuscrit noyé dans la masse des “arrivés par la Poste”. Mais on n’édite pas des livres pour faire plaisir à ses amis : il faut que le texte présente un intérêt réel (littéraire et/ou commercial, comme dit plus haut).
Comment se fait-il que X, qui n’a pas une once de talent, soit publié lui ? (X est souvent un auteur à succès)
Il doit y avoir quelque chose dans les livres de X qui “marche”, au moins pour un certain public. Par exemple, je ne dirais jamais que Dan Brown soit très talentueux, mais bien que Da Vinci Code soit mal écrit, avec des personnages plats et des énigmes simplettes, c’est un vrai page turner, on ne le lâche pas. Je n’ai jamis lu de Marc Levy ou de Guillaume Musso, mais il paraît que c’est construit comme des scénarios de films ou séries, à l’efficacité. Stephenie Meyer construit une telle tension sexuelle qu’on a envie de savoir la suite de son histoire gnangnan (qui fait en plus rêver un public féminin dont je ne suis pas : moi j’ai lu les premiers tomes uniquement pour voir si Bella et Edward allaient enfin passer à l’acte).
Ou alors faut-il être photogénique pour être publié ?
Certainement pas. Parmi les auteurs que j’ai rencontré, il y a de tout : des beaux et des laids, des vieux et des jeunes etc. Si beauté il y a, elle peut juste être un plus marketing – et encore : l’aisance à s’exprimer et le charisme, qui ne dépendent pas du physique, sont plus efficaces pour donner envie au lecteur.
L’auto-édition est elle une bonne idée ?
Elle peut l’être, mais c’est casse-gueule, parce qu’elle a tendance à griller l’auteur auprès des vrais éditeurs. C’est un très mauvais plan d’adresser un bouquin déjà auto-édité à un éditeur. Il y a deux cas où, à mon avis, l’auto-édition peut être une bonne solution : si vous souhaitez juste disposer de quelques centaines d’exemplaires que vous diffuserez vous-même auprès de vos proches, sans ambition particulière, ou si votre ouvrage est un OVNI peu publiable par une maison classique de toute façon (et si jamais il remporte un succès inespéré, ce seront les éditeurs qui viendront vous chercher pour vous proposer de le republier chez eux. Le cas est rare, mais il existe : Calmann-Levy a par exemple récemment publié la traduction d’un roman de Brunonia Barry, initialement auto-édité mais dont le succès aux Etats-Unis a convaincu un éditeur).
D’autres questions ? J’essaierai d’y répondre dans la mesure de mes moyens !


47 commentaires
24 juin 2009 à 07:10
Très instructif !
24 juin 2009 à 10:03
Je fais ce que je peux
Bon, c’est un billet qui n’intéressera pas tout le monde, j’en suis consciente.
24 juin 2009 à 11:15
Pour “Une histoire du cocktail” à qui devrais-je m’adresser par exemple ? Un spécialiste en histoire ou en cuisine ? Blague à part, c’est intéressant.
24 juin 2009 à 11:25
Un éditeur de beaux livres, avec une collection dédiée à l’art de vivre. La question ne se pose même pas
24 juin 2009 à 12:23
C’est vraiment captivant de pénétrer comme ça dans l’envers du décor d’un monde qui m’a toujours fascinée et qui demeure mystérieux pour la plupart des gens. Je me pose une question : à part la ligne éditoriale qui guide le lecteur ou la lectrice dans sa sélection, est-ce que la maison d’édition peut donner des consignes du genre “tiens en ce moment on cherche plutôt ci ou ça, (histoire de coller à une éventuelle attente du public), donc si vous voyez passer quelque chose qui puisse potentiellement coller, sonnez l’alarme” ? En résumé, t’est-il déjà arrivé de chercher dans tous les manuscrits que tu lis quelque chose de bien précis ? Je ne sais pas si ma question est très claire, mais bon !
Sache en tout cas que même si nous avons des univers très différents, j’apprécie beaucoup ton blog, à travers lequel on devine une personnalité exigeante mais intègre et singulière.
24 juin 2009 à 13:01
Ah bien, ça ! Voilà un lien que je pourrais envoyer à tous les wannabe-auteurs qui m’écrivent pour me demander conseil !
24 juin 2009 à 13:29
Modeuse Boudeuse : C’est parce que, finalement, les éditeurs s’expriment très peu (ou alors avec une sacrée langue de bois) que j’ai eu envie de parler un peu de mon expérience dans ce domaine. Merci pour tes compliments en tout cas, sur ce billet comme sur l’ensemble du blog !
Pour répondre à ta question, je peux éventuellement recevoir des consignes comme “on a pas mal de titres SF dans le planning, regarde plutôt s’il y a des trucs bien dans les manuscrits fantasy”, mais ça s’arrête là. En fait, si un éditeur sent qu’il faudrait un livre sur un thème précis, il va le commander à quelqu’un (auteur déjà établi, journaliste…).
Clément : C’est ça, et après c’est moi qui vais être harcelée… Ayez des amis, tiens !
24 juin 2009 à 14:10
Très intéressant comme article ! Merci !
Est-ce que tu connais de bons blogs littéraires ? J’ai déjà cherché un peu sans vraiment en trouver un qui me parle. ça pourrait être le sujet d’un billet futur…
24 juin 2009 à 15:43
Ah non, désolée…
24 juin 2009 à 16:53
Très intéressant ce post, j’ai maintenant une meilleure opinion des maisons d’édition. J’étais vraiment persuadée que tous les manuscrits n’étaient pas lus. Par curiosité, es-tu déjà tombée, au cours de tes lectures, sur un roman pire que mauvais?
24 juin 2009 à 20:18
Houlà oui. J’ai même quelques “préférés”, avec des surnoms et tout, mais je ne peux pas trop donner de détails sur Internet… Mais la grande majorité est juste médiocre et rapidement oubliable.
Sinon pour la lecture des manuscrits, je précise bien que c’est dans MON expérience, hein. Il n’est pas impossible que certaines maisons ne lisent pas tout, je n’en sais rien.
24 juin 2009 à 21:06
Voilà qui est vraiment très instructif…et qui du coup me donne une belle image du monde de l’édition!)
Au final, c’est une telle alchimie!!
Merci beaucoup pour cette note, lors d’un voyage, une femme a lu dans les lignes de ma main que je serais un écrivain célèbre ptdr….si un jour j’écris je saurais comment faire
(blague à part je trouve admirable que certains osent se lancer et proposer leur manuscrit…il faut une sacré dose de confiance en soi!!)
24 juin 2009 à 21:15
Ton article est vraiment très intéressant et très proche de ce que m’ont appris mes multiples expériences dans le monde de l’édition.
Je confirme donc ce que tu dis déjà très bien : les lecteurs sont des gens compétents, avec généralement de (très) bons diplômes et surtout une passion pour la lecture, ce qui fait d’eux des personnes véritablement impliquées dans leur mission.
Les fiches de lecture que j’ai remplies étaient similaires aux tiennes. Avec en plus une catégorie “note positive pour l’auteur” qui m’obligeait à trouver au moins une chose sympa à dire du manuscrit afin de la glisser dans la lettre de refus (qui ne sont donc pas nécessairement des lettres type !). Pas toujours facile à trouver certaines fois !
En tout cas, ça me fait plaisir de voir qu’autant de personnes semblent intéressées par le monde de l’édition. C’est vrai que c’est un univers passionnant mais quand on a le nez dedans en permanence, on a tendance à l’oublier.
24 juin 2009 à 22:24
Tiens, je suis justement en stage en maison d’édition en ce moment et c’est ce que je fais (entre autres). La plupart des manuscrits sont médiocres, voire pire malheureusement. Mais je ne désespère pas de tomber sur une perle, sait-on jamais!
24 juin 2009 à 22:53
Vu d’ici, ça a l’air nettement plus cohérent que la télévision! Sans rire, c’est vraiment instructif (je me demande quelle est la proportion de manuscrits et assimilés que les gens n’envoient pas…)
Moi, j’aimerais bien savoir s’il y a plusieurs lecteurs par manuscrits comme dans ‘l’homme qui aimait les femmes’, et si tu as déjà éprouvé des coups de foudre, ou la satisfaction de voir publié un livre que tu as soutenu…
25 juin 2009 à 08:38
Carobine : C’est clair qu’il faut se blinder quand on décide d’envoyer un manuscrit. Entre les refus d’une part et, si jamais on est finalement publié, les critiques parfois assassines de l’autre…
Emma : Bon, c’est bien d’être “validée” par une consoeur ! Je crois que j’aurais du mal à trouver à chaque fois une note positive, même si cette démarche part d’un bon sentiment. Euh “court”, ça va ?
Sàya : En fait moi je préfère les pires. Les médiocres sont vite ennuyeux, sans rien de saillant. Alors que les abominables… c’est comme avec les films, il y a aussi un plaisir à regarder d’immondes nanards, ça peut être assez drôle.
Carlotta : Tiens, tu bosses pour la télé ?
Quand c’est “non”, il n’y a généralement pas de seconde lecture. Par contre quand c’est “oui” ou “peut-être” il y en a une : soit directement par l’éditeur, soit par un autre lecteur. Parce qu’il y a aussi des cas où un lecteur dit que ça ne lui a pas plu, mais qu’il pense qu’il y a peut-être quelque chose. Dans ce cas, on confie le texte à une personne dont c’est peut-être plus le genre.
Il y a quelques livres (pas beaucoup) que j’ai soutenu qui vont être publiés dans un avenir pas trop lointain. Ca va être drôle de voir les couvertures… Mais il y en a d’autres aussi que j’ai aimé et qui ont été rejetés parce que ne correspondant pas à la collection (et n’ayant pas le potentiel commercial nécessaire pour qu’on les rentre au chausse-pied malgré tout). Et une fois où l’éditeur a contacté l’auteur pour publication, et où un contrat avait déjà été signé par un éditeur concurrent !
25 juin 2009 à 16:04
Je serais aussi curieuse de savoir si le ‘retravail’ du manuscrit est très fréquent, et jusqu’où il peut aller…
Oui, c’est dans ce secteur que je bosse le samedi (ce qui peut donner lieu à des situations amusantes à base de têtes de missile), mais j’ai surtout un papa monteur (même s’il réalise parfois des trucs) et un frère mixeur (même s’il s’occupe aussi de concerts), donc c’est un milieu que je connais relativement bien.
25 juin 2009 à 17:07
Je viens de découvrir ce blog via cette entrée.
Le monde de l’édition comme je le connais… Froid, dur, un brin sauvage et tout à fait propice au masochisme pour tout auteur maudit ou qui se rêve ainsi…
Un loup à apprivoiser pour moi.
Félicitations, et courage. La porte que tu as choisie pour entrer dans ce monde est la plus humble, donc la plus grande.
http://trophumain.wordpress.com
25 juin 2009 à 18:10
Carlotta : Ca dépend énormément du secteur. Plus on s’éloigne de la littérature, plus le texte est susceptible d’être modifié dans le département éditorial. Après, en littérature… déjà il y a le retravail orthographique et syntaxique, systématique. Pour le reste, je n’ai pas d’expérience directe mais je dirais que l’éditeur fait surtout des suggestions (coupes, importance à donner à certains passages, voire fin à revoir), à charge après pour l’auteur de les appliquer. Celui-ci a plus ou moins le choix selon sa position : si un contrat a déjà été signé il est mieux placé pour refuser, idem s’il est déjà connu. Mais encore une fois, je pense que l’éditeur a souvent raison car il a une distance par rapport à l’oeuvre que son auteur n’a pas forcément.
Yardrath : C’est aussi un monde où on fait de très belles rencontres humaines, heureusement ! Et on ne peut pas dire que j’ai choisi d’y entrer en devenant lectrice (parce que bon, j’ai quand même fait d’abord des stages et un Master spécialisé), ce sont plutôt des opportunités qui se sont présentées à tel ou tel moment. Et le fait que j’adore lire et critiquer. Donc bien que vraisemblablement la plus grande, je ne suis pas la plus humble…
25 juin 2009 à 18:47
Moi aussi j’ai une question…est ce qu’un texto doit être déposé quelque part avant d’être proposé à un éditeur?
Je me souviens d’une copien qui avait écrit un roman elle paniquait sans cesse à l’idée qu’on lui pique ses idées!
25 juin 2009 à 18:58
Pour commencer, et pour citer mes cours de droit d’auteur : les idées sont de libre parcours, seule l’exécution est protégeable (de mémoire). C’est-à-dire que seule compte la façon dont l’idée est présentée. On peut attaquer quelqu’un pour des reprises de phrases, un plan similaire et, en général, des coïncidences trop nombreuses pour en être vraiment. (Je résume, hein.)
Après, si on flippe, on peut toujours soit faire déposer son texte, soit utiliser la bonne vieille méthode du “je m’envoie un recommandé à moi-même (pour que la date fasse foi) et je ne l’ouvre pas”. La probabilité qu’on ait à s’en servir ensuite me semble relativement faible, mais qui sait ?
25 juin 2009 à 20:55
Je te lis depuis pas mal de temps, mais me volà la première fois à commenter.
Ce billet a été incroyablement instructif pour moi, vu que depuis quelques mois, je me suis mise à écrire. C’est quelque chose que j’ai fait depuis qui je pouvais tenir un crayon, mais que je n’ai jamais fait au sérieux (des histoires sans fin, des déscriptions des personnages qui n’ont jamais reçu leur propre histoire,..), mais cette fois-ci, j’ai d’abord construit une sorte de plot, j’ai fait de la recherche, bon bref c’est ma première essayage sérieuse. Je n’ai auqune prétention, mais quand c’est fini, je vais l’envoyer et attendre les rejets.
Je vis à la belgique, je suis Flamande et j’écrit donc en Néerlandais (pardonne mon français, d’ailleurs), ce qui veut dire que je peux également essayer les maisons hollandaises, ce qui complique les choses un peu. En plus, je ne sais pas si on travaille de la même manière à la belqique, mais ça m’étonnerait si ça differait énormément…
Bon bref tout ce long message juste pour te remercier. T’as un boulot qui est fascinant hors norme! Comment es-tu y arrivée? Qu’est que t’as étudié?
(moi je suis en train de finir mon master en histoire, et je ne me pardonne toujours pas de ne pas avoir choisi la littérature…)
25 juin 2009 à 21:33
Je crois que je t’avais un peu parlé de mes aventures avec l’édition jeunesse, et je dirais que tu as répondu à pas mal de mes questions. Bon, je ne suis pas sûre que ça se passe comme ça chez les plus grosses maisons, mais c’est bon à savoir.
Si un jour tu es en manque de lecture jeunesse (!), tu accepterais de lire ce que j’ai écrit ?
26 juin 2009 à 09:38
H.D. : Mon néerlandais (contrairement à ton français) est très mauvais, donc je ne vais pas essayer de te répondre dans cette langue ! Je suis heureuse que mon billet puisse d’être utile. L’autre conseil que je peux donner, c’est la persévérance, à la fois pour l’écriture (parce qu’on s’améliore au fil du temps) et pour les envois à des éditeurs. Je ne connais pas du tout l’édition néerlandophone, mais ça m’étonnerait que le processus de sélection soit très différent.
Mon job de lectrice n’est pas un métier à plein temps : on est payé au nombre de pages lues, et ça ne suffit pas à faire un vrai salaire. Mais c’est un chouette travail à mi-temps. J’ai fait mes études secondaires en Belgique, puis j’ai fait un an de prépa lettres classiques (latin+grec, eh oui) à Paris. Mais comme je n’ai jamais eu envie d’enseigner, je n’ai pas poursuivi et je suis allée m’ennuyer à la Sorbonne en lettres modernes. Après ma licence, j’ai pris un an pendant lequel j’ai fait des stages dans différentes maisons d’édition. Puis je suis retournée à l’université et j’ai fait un Master de lettres option Edition (avec deux autres stages). C’est une amie du Master qui m’a recommandée comme lectrice dans la maison d’édition où elle a été embauchée récemment.
Oriane : Je ne vais pas donner de noms (ou alors en privé) mais sur les trois maisons dont je parle, deux sont tout à fait importantes. Ce sont toutes les deux des maisons généralistes, l’une appartient au groupe Hachette (premier éditeur français), l’autre est parmi les derniers gros indépendants français (dans le top 15 des éditeurs français)…
Quant à lire ce que tu écris, pourquoi pas !
(Par contre, je précise au cas où, c’est parce que c’est toi, je ne ferais pas ça pour n’importe qui arrivé par hasard sur ce billet – ou alors pas gratuitement !)
26 juin 2009 à 16:30
Merci mille fois pour ces précieuse informations, je griffone un peu d’histoires pour mes deux filles, j’aimerai un jour tenter l’expérience, même si je crois fortement que mes idées pour les goûters d’anniversaire feraient plus recette. C’était vraiment très instructif!
28 juin 2009 à 14:04
Je me maudis de n’être tombée sur cet article qu’aujourd’hui ! Merci beaucoup, j’y ai trouvé des réponses très complètes sur les méandres de ce domaine d’activité.
J’aurais deux questions toutefois, un auteur a t-il la liberté de décider de l’aspect visuel de son livre ( visuels, typographie utilisée, etc.), si celui-ci a été accepté par un éditeur ?
Dans le cas particulier des livres-objets et des pop-up, quelle est la meilleure manière de présenter son projet (photos, croquis, maquettes en papier) ?
Je te remercie une nouvelle fois pour cet article, je le garde précieusement dans mes favoris.
28 juin 2009 à 18:12
Eloïse : On ne sait jamais, hein
Lady Ghostington : C’est en partie toi qui l’as inspiré, à vrai dire… Malheureusement, je ne suis pas vraiment en mesure de répondre à tes questions, puisque je n’ai pas vraiment d’expérience dans le domaine du livre illustré ou de l’album. L’éditeur a toujours le dernier mot sur l’aspect du livre, puisque c’est lui qui supporte le risque financier, mais je pense que dans le cas du livre illustré il y a un travail de collaboration beaucoup plus intense avec l’auteur sur la question de la présentation. Et si l’auteur a des idées précises sur la question, il vaut mieux les présenter dès le départ, histoire d’orienter au moins. Et je sèche complètement pour la deuxième question… désolée.
28 juin 2009 à 21:37
Merci d’avoir pris ce temps pour me répondre.
1 juillet 2009 à 11:58
J’ai beaucoup apprécié ce poste, et j’aimeais à mon tour vous poser une question: est-ce qu’un éditeur a le droit de mettre dans un contract une clause de fidélité?
Par exemple, que l’auteur publie à jamais ses livres dans telle maison, ou qu’il en ecrivent un certain nombre obligatoirement, etc. Merci.
1 juillet 2009 à 12:08
Jane : De mémoire, ça s’appelle une clause de préférence, et ça oblige l’auteur à présenter ses trois, quatre, cinq futurs bouquins (ça va rarement au-delà de cinq, et ça n’est bien sûr jamais “à jamais”) dans un genre déterminé (un recueil de poésie n’étant pas la même chose qu’un roman) en priorité à son éditeur. Si celui-ci les refuse, l’auteur est libre de les présenter ailleurs. Et après un certain nombre de refus (me souviens plus combien, mais a priori c’est précisé dans le contrat) la clause est levée. C’est un peu comme dans les maisons de disques en fait.
Par contre, je ne crois pas qu’on puisse imposer un certain nombre de bouquins, sauf si bien sûr l’auteur a signé un contrat pour une trilogie par exemple.
6 juillet 2009 à 14:04
En ce moment, je me consacre à la poterie mais mes petits pots de terre ont un succès mitigé…. devrais-je envisager la littérature??
)!
En tt K, si un jour, j’essaie de publier mes poèmes, je penserai à cette note. Merci
6 juillet 2009 à 14:38
Ou simplement accepter que la poterie est un hobby qui fait plaisir et ne deviendra jamais une activité professionnelle…
12 septembre 2009 à 12:37
Bien bonjour
Belle initiative, je viens de tomber sur votre site après avoir lu vos commentaire cela attire mon attention et je constat que l’idée que je me faisait de la chose n’est pas fort erroné, je vous en félicite.
je souhaiterais avoir un éclaircissement sur un fait, je suis un Ecrivain aux oeuvres inédites qui souhaiterais comme tout autre ce faire éditer alors dite moi s’il vous plait dans le cadre d’une oeuvre romanesque parler d’une relation amoureuse ( histoire de couple) vers quel éditeur ce diriger en France aussi dans le cadre d’un essai ou d’une nouvelle spirituelle et mystique et que pensée vous des publication en ligne merci pour votre amabilité au plaisir de vous lire prochainement je vous souhaite bien bonne journée.
Alexandre
12 septembre 2009 à 17:29
Je donne ici des pistes, mais je ne peux pas faire plus : je n’ai pas le temps de lire le manuscrit en question (en tout cas pas gratuitement !) et il m’est impossible de donner une réponse précise sans cela. Je crains donc qu’il ne vous faille faire le travail vous-même… Quant à la publication en ligne, j’en pense à peu près la même chose que l’auto-édition.
16 septembre 2009 à 13:59
Bonjour à vous . J’ai terminé l’écriture de mon premier roman il y a cinq mois environ . Déjà cinq refus . Je ne m’en formalise pas ^pour autant vu tout ce que j’ai déjà lu sur le sujet . Toutefois une chose m’intrigue , les conseils donnés aux jeunes auteurs sont toujours les mêmes , mais ils ne nous avancent pas beaucoup dans la recherche d’un éditeur . Je m’explique :
Quand on écrit un roman , à moins d’être infatué ou inconscient , on n’a pas la prétention d’envoyer un immonde torchon . Il faut un minimum de respect de soi et du lecteur . Donc , il est normal de ne pas se sous-estimer . J’ai donc , pour ma part apporté le mien à des grands éditeurs ( sans me faire d’illusion toutefois ) . La raison à cela est une question de choix ( qui m’a d’ailleurs été conseillée par un conseiller professionnel que j’ai trouvé sur Internet et contacté par téléphone ) . Commencer par le haut puis descendre , le contraire serait , comme je l’ai dit , de l’irrespect de soi . Si c’est là l’idée que l’on se fait de soi , autant faire de la poterie de suite . De plus , pourquoi brader son ouvrage alors qu’il a réclamé des mois , voire des années de labeur , en plus de ses obligations familiales et professionnelles ? De plus il existe , rien qu’en France , des centaines d’éditeurs ; impossible de les connaître tous , ou de leur envoyer à tous son manuscrit , à moins d’en faire cinquante copies ( au prix de la cartouche d’encre et de la rame de papier , autant faire de l’auto-édition ) et de les envoyer aux éditeurs , cinquantaine par cinquantaine .
Ecrire un livre ne fait pas de soi un spécialiste de l’édition , et à moins de se faire lire par un professionnel chèrement rémunéré qui pourra nous soumettre une liste d’éditeurs conseillés , il ne reste qu’à tâtonner . Je ne pensais pas que cela fut plus difficile que l’exercice d’écriture . Quant aux lettres de refus , désolé de vous le dire , mais je préfèrerais pour ma part qu’elles soient moins polies , cela éviterait peut-être de perdre du temps à renvoyer sans cesse son manuscrit qui sera sans cesse refusé pour le même motif . En aviser l’auteur , poliment mais sans détour serait lui rendre service . Que coûterait à un éditeur de donner un conseil en passant ? je veux dire au niveau du ou des éditeurs concurrents qui seraient sensés être intéressés . Il est parfois
conseillé de lire des romans pour connaître les genres littéraires de chaque éditeur ; mais alors quelle dépense d’argent … et de temps ( on ne peut lire et écrire à la fois ) . Soit dit en passant , j’ai lu un roman d’un grand auteur ayant obtenu en son temps un prix du premier roman … jamais je ne me suis autant ennuyé ; c’était au début que je commençais à écrire le mien . J’ai dû me
forcer à aller jusqu’au bout . Mais il est vrai , comme vous le faisiez remarquer que celui-ci ne sortait pas tout à fait du néant et avait des ” Connaissances ” . En clair , comment cibler un éditeur ?
16 septembre 2009 à 14:24
1. Sans vouloir être méchante, la plupart des auteurs sont infatués, à cause de l’attachement tout naturel qu’ils ont pour leur “bébé”. C’est comme avec les bébés humains : on trouve rarement que le nôtre est laid. Parfois l’infatuation est justifiée, parfois non. Mon expérience m’a permis de lire plus d’un “immonde torchon” comme vous dites…
2. Je ne dis pas qu’il faut renoncer à soumettre son roman à un grand éditeur. Simplement qu’il ne sert généralement à rien (pour caricaturer, et encore !) d’envoyer de l’heroic fantasy à la collection Blanche de Gallimard.
3. Impossible d’envoyer son manuscrit à tous les éditeurs, je suis bien d’accord. C’est pour cela qu’il faut cibler. Et pour ça, désolée mais il faut apprendre à les connaître.
4. Connaître les éditeurs n’est, à mon avis, pas une si grande dépense d’argent (vive les bibliothèques…) ni surtout de temps : si vous estimez que lire prend trop de temps (ce qui en soi me fait frémir) il suffit de lire les suppléments littéraires de la presse, d’écouter les émissions littéraires de la radio etc. pour se faire déjà une bonne idée du paysage éditorial. D’aller en librairie aussi, ne serait-ce que pour feuilleter les nouveautés.
5. Vous parlez de perdre du temps : c’est justement ça que coûterait à un éditeur de donner à chaque fois des conseils personnalisés. Les éditeurs ne doivent strictement rien à ceux qui leur proposent des manuscrits qu’ils n’ont pas sollicité. Quant aux lettres de refus que vous préfèreriez moins polies… il faudra que je suggère l’emploi de ces tampons, tiens : http://le-tampographe-sardon.blogspot.com/2008/05/tampons-pour-diteurs.html
6. Ce n’est pas parce que tel roman vous a ennuyé qu’il est objectivement mauvais. Personnellement je n’ai par exemple jamais pu finir “La condition humaine” de Malraux…
7. Je n’ai jamais dit non plus qu’il était facile de se faire éditer. Encore une fois, vous êtes très loin d’être seul sur les rangs. C’est non seulement une question de talent et de stratégie mais aussi de chance.
16 septembre 2009 à 14:25
(Au passage, il ne faut pas mettre d’espace avant une virgule ni avant un point…)
16 septembre 2009 à 14:38
Et avant de laisser tomber le sujet…
“Ecrire un livre ne fait pas de soi un spécialiste de l’édition , et à moins de se faire lire par un professionnel chèrement rémunéré qui pourra nous soumettre une liste d’éditeurs conseillés , il ne reste qu’à tâtonner” : Ben c’est comme pour tout, hein. Faire du bateau ne fait pas de soi un spécialiste de la construction navale, faire de la poterie ne fait pas de soi un spécialiste de la conception des fours, faire de la musique ne fait pas de soi un spécialiste de la prise de son et de la production. Donc comme partout, soit on tâtonne et on apprend (et oui, ça demande un certain temps), soit on paye quelqu’un pour le faire à notre place. Je ne vois pas ce que ça a de choquant.
16 septembre 2009 à 16:43
Désolé de vous avoir choqué !
16 septembre 2009 à 17:20
Deschamps, je crois que personne n’est choqué… Vous dites “on ne peut lire et écrire à la fois”, je crois que c’est tout l’inverse, il faut s’être énormément nourri pour produire quelque chose de valable à mon avis, génies mis à part, mais les génies sont rares. Et personne n’écrit du matin au soir des semaines durant, au point de n’avoir plus le loisir de rien faire d’autre. Si vous considérez la lecture (même à but informatif dans le cas des lignes éditoriales) comme un manque de temps, il faudrait songer à changer de vocation
Heureusement que les éditeurs ne passent pas leur temps à donner des conseils aux aspirants écrivains! Ils le font pour les auteurs “maison” dont ils savent qu’ils peuvent tirer quelque chose de meilleur, pas pour des gens inconnus de leurs services. Le marché est déjà saturé, il y a trop de livres à chaque rentrée, et l’offre est supérieure à la demande, on ne voit pas trop pourquoi ils se fatigueraient à aller chercher la pépite derrière chaque manuscrit un peu raté, ou pas à leur goût. Ma mère publie depuis bientôt 20 ans, il lui arrive toujours d’avoir des refus, ou qu’on lui demande de reprendre, c’est le jeu! Il faut aussi admettre que vivre de sa plume est très difficile, et que c’est un luxe, pas accessible à tous (et c’est moche de pondre un truc pour refaire sa toiture), et se résigner à faire autre chose pour manger, y compris dans le domaine de l’édition, c’est un moyen comme un autre de s’y faire des contacts.
16 septembre 2009 à 18:13
Shooooo Card !
18 septembre 2009 à 10:55
Je ne peux que m’associer à tout ce que dit Noune (et à Lady Ghostington aussi – j’espère juste que la Shoo card ne se périme pas le 17 septembre à minuit et que je pourrai la réutiliser dans des occasions futures qui ne manqueront sûrement pas de se présenter) !
19 septembre 2009 à 17:02
Les Editeurs sont tout simplement frileux au possible. Un nouvel auteur totalement inconnu, un Monsieur Toulemonde de première qui écrit son premier bouquin, sera bien moins facilement accepté qu’une célèbrité (ce qui est normal, bien entendu…). Bien évidement, ça rapporte bien moins.
Connaissez-vous l’histoire de J.K Rowling, la maman d’Harry Potter? Une Madame Toulemonde elle aussi. Personne n’acceptait son “torchon”, jusqu’à ce qu’elle trouve une place chez Gallimard. Si cette maison n’avait pas prit le “risque” de l’éditer, Harry Potter serait resté sous forme de brouillon au fond d’un tiroir. Bref, depuis elle n’a fait que des best-seller, qu’on adhère à son style, ou pas. C’est pour ça que je suis persuadé qu’une grande partie des gens recalés, comme elle à l’époque, passent (et font passer les maisons d’Editeurs) à côté de quelque-chose.
Ainsi, des gens à fort potentiel sont recalés, alors qu’ils auraient pu faire rêver les gens qui comme moi, en ont plus que marre de se taper des bouquins merdiques d’heroic fantasy (les twillight et j’en passe), car ce sont les seuls bouquins que l’on ose mettre sur le marché, avec les “classiques”(car les seuls à se vendre…).
19 septembre 2009 à 18:16
Euh… J.K. Rowling n’a jamais travaillé chez Gallimard, qui ne publie que la traduction française des “Harry Potter”, publiés à l’origine chez Bloomsbury. Et des M. Toulemonde qui se font publier, il y en a tous les jours. Il suffit de penser à une Muriel Barbéry par exemple. Je vous assure par ailleurs qu’une forte proportion de gens “recalés” comme vous dites le sont pour d’excellentes raisons. Et que les thrillers ou la littérature générale se vendent beaucoup mieux que la fantasy, à quelques exceptions près, comme effectivement “Twilight” ou la grosse cavalerie de chez Bragelonne.
19 septembre 2009 à 18:33
Si seulement les classiques se vendaient plus… Ou alors les gens se composent des bibliothèques qui font bien mais n’y mettent jamais le nez, parce que je n’ai pas l’impression que le problème en France soit la trop grande connaissance des classiques par le lecteur lambda.
20 septembre 2009 à 00:48
Concernant les “puristes” de la littérature classique, je dois préciser que certains auteurs que l’on nomme “auteurs classiques” comme Victor Hugo, Raimbaud et j’en passe, se sont battu contre les “puristes” de la littérature classique (textes anciens de la Grèce antique par exemple) de l’époque.
Pour préciser, et en résumant les détails historiques, il y eu de grands débats pour cela qui opposa deux catégories d’Hommes de lettres.
D’abord les gens qui se disaient puristes donc, qui affirmaient qu’un texte écrit sans avoir prit comme exemple un texte ancien, n’était pas dans l’étique, et donc refusé d’office. A côté il y eu certain auteurs des Lumières, qui pensaient justement le contraire. Ces derniers se sont battu pour une liberté d’écriture, un quasi-renouveau dans la littérature.
Aujourd’hui, nous admirons ces Hommes, qui se battaient pour une cause tout à fait juste. On les admire tellement que l’on recommence à faire la même erreur avec leur textes à eux, qui doivent servir assurément d’exemple (ce que j’ai cru comprendre dans certaines réponses dites plus haut). C’est tout de même un non sens, tellement qu’ils se retourneraient surement dans leurs tombes.
Donc tout comme ces “révolutionnaires” de la littérature de l’époque, je me bat aujourd’hui contre ces gens qui ne jurent que par les “classiques”. Si ce n’est pas votre cas, noune, il n’y a aucun problème, de toutes façons je ne voudrais offenser personne. Mais mes idées ne changent pas.
-M.K-
20 septembre 2009 à 11:16
C’est Rimbaud, pas Raimbaud. Et les Lumières, ainsi que la querelle des Anciens et des Modernes, c’était un bon siècle plus tôt.
Je suis fatiguée de répondre à des commentaires plein d’imprécisions, d’erreurs et de contre-sens (où avez-vous vu que nous ne jurions que par l’imitation des classiques ?… connaître et imiter sont deux choses différentes, et les plus grands artistes, comme d’ailleurs Hugo ou Rimbaud, sont souvent extrêmement cultivés, c’est ce qui leur permet d’avoir une vraie originalité), sans parler des fautes d’orthographe. Désormais, je ne répondrai plus sur ce sujet qu’aux commentaires un minimum pertinent. Don’t feed the trolls etc.