Pas le temps d’écrire quoi que ce soit de consistant ces jours-ci, mais parce que je les trouve infiniment poétiques je vous invite à aller découvrir les planches de l’Histoire naturelle des dorades de la Chine scannées par Effie de The Snail and the Cyclops, où les poissons ont des noms dignes de figurer dans le Divan Fumoir Bohémien :
Don’t have the time to write these days, so why don’t you go and look at Effie’s scans from Histoire naturelle des dorades de la Chine? They have names (in French) worthy of the exquisite Divan Fumoir Bohémien:
L’Albâtre, la Roussette, le Palimembres, le Jaunitache, le Souffré, le Petit-Gris, le Violâtre, le Rougissant, le Rouillé, le Cerise, le Léopard, le Mauri-jaune, l’Ensanglanté, le Tout-Chair, le Rubis, le Nigricant, l’Aurire, le Ferrugineux, le Frangirouge, le Quintebande, le Rubis-mouche, le Nuageux…
On dirait aussi des noms de robes, pour une collection toute en voiles vaporeux aux teintures mystérieuses. Ou le nom de mouches de beauté. Ou celui de bijoux légendaires et maléfiques.



6 commentaires
11 juin 2009 à 10:26
J’apprécie beaucoup la délicatesse et la poésie qui ressortent de ces planches. La description que tu en donnes me fais aussi songer à l’univers de Frédéric Clément. Merci pour cette découverte.
11 juin 2009 à 15:53
Il n’est pas nécessaire d’écrire quelque chose de consistant quand on fait découvrir de si jolies images… Merci !
11 juin 2009 à 16:16
[...] rivière à Durham où il fait bon canoter comme sur la Tamise sur le blog de Mademoiselle M., les jolis poissons de collection d’Effie via Thérémina et ma fatigue extrême qui provoque des déphasages tels ceux du [...]
11 juin 2009 à 17:54
En effet c’est de l’art!
12 juin 2009 à 13:35
Lady Ghostington : Ce n’est pas la première fois que j’entends parler de Frédéric Clément… Il faut que je voie s’ils l’ont dans ma bibliothèque.
12 juin 2009 à 14:27
Quelle délicatesse dans le dessin! Je les préfère tout de même ainsi qu’en vrai (j’ai toujours été un peu traumatisée par les poissons dorés des bassins chinois…).