17 août 2008...17:23

Feux d’artifice

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Cette semaine, ce sera très court – parce que je n’ai pas beaucoup de temps à moi. Ceci étant dit… je voudrais avant tout remercier tous ceux qui, en m’achetant un petit quelque chose, ont contribué à remettre mon compte en banque à niveau : Merci infiniment ! *insérer ici un smiley offrant des fleurs, ou faisant un bisou, ou quelque chose dans ce genre*

Ensuite, eh bien mon week-end a été parfait. Chaud mais pas trop, plein de bonnes choses végétariennes à manger, plein de bulles à mettre dans mes bains, et une réunion familiale extrêmement agréable. J’ai plutôt bien travaillé, en plus.

Je suis aussi allée au cinéma. Si l’amatrice de science-fiction, l’écolo et, tout simplement, la rationnaliste en moi ont eu un peu de mal avec Wall-E malgré son indéniable réussite technique et esthétique (franchement, une histoire d’amour entre un PC et un Mac, vous trouvez ça crédible, vous ? – et je ne parle même pas du vernis pseudo-écolo tendance “il suffit d’aimer et tous les problèmes seront résolus, même si nous ne changeons rien au mode de vie qui nous a déjà menés une première fois à la catastrophe”…), The Dark Knight a emporté tous les suffrages. C’est sombre, c’est terriblement bien joué, ça plonge dans les peurs du monde post 11 septembre (il serait d’ailleurs curieux de revoir le premier Batman pour comparer, non pas la performance de Ledger et Nicholson, mais ce que représente le Joker dans ces deux films), et le seul petit reproche que je pourrais faire est que les poursuites en voiture et incendies des mêmes bagnoles, ça va dix minutes. Bref, je recommande chaudement.

Enfin, pour ne pas vous laisser sans stimulants visuels, voici une série de starlettes en costume de marin, et une autre de Japonaises de dos (des dessins, cette fois).

14 commentaires

  • Oh je vais voir les liens tout de suite! :)

  • Tout le premier site (enfin, blog) devrait te plaire, c’est presque uniquement une collection de photos du Golden Age of Hollywood !

  • J’ai vraiment hate de le voir ce nouveau Batman, je n’entend que du bien sur ce film !!
    En ce qui concerne Wall-e j’ai trouvé ca choupinet mais un peu long sur la fin et oui le discours “aimons notre planète” ne m a pas trop marqué (pas comme dans “Phénomène”, je sais pas si tu l a vu celui là, bon le film en lui même est pas terrible mais le message fait + réfléchir, enfin de mon point de vue ^^. En même temps je suis en train de comparer un film pour enfant avec un film ou pendant + d une heure on voit des gens se suicider… 0_o ).

    Les liens photos que tu donnes sont un vrai régal pour les yeux :) , en particulié ces belles en habits de marin, j’adore ^^.

  • mode télégraphique on :

    Contente de lire que ton w-end fut si positif.

    - un zèbre aux rayures camel qui est en même temps une licorne, une sorte de prince charmant/magicien avec une voile de mariée étoilée. je trouve très drôle le dessin choisi pour illustrer cette note. elle est surprenante.
    - de jolies tenues sur la blog avec les starlettes en marin
    - sur les dessins de japonaises, de nouveau, on retrouve l’importance de la nuque.

  • Coucou^^

    les illustrations de Japonaises sont ravissantes…
    et cette étrange licorne invite au rêve…

    chu

  • Sugar : Cours-y, il est vraiment bien ! Quant à “Wall-E”, ce qui m’a vraiment énervée (à part les trucs genre une plante qui survit sans mal dans l’espace… mouais, bien sûr), c’est le côté “il suffit d’avoir envie de rentrer à la maison et tout va s’arranger, même si la “maison” est toujours envahie par les déchets qui font qu’on a dû la quitter, et qu’entre-temps nous n’avons absolument pas résolu notre problème de déchets justement”. En fait, j’aurais beaucoup aimé qu’il y ait eu un bout caché après le générique, où on aurait vu la Terre deux ans après, et de façon réaliste (c’est-à-dire pas verdoyante à partir d’une seule petite pousse et dans un environnement sans eau)… Alors oui, je sais, film pour enfants. Mais dans ce cas-là, si on n’est pas prêt à traiter vraiment un problème (en l’adaptant au degré de compréhension, je suis d’accord), qu’on s’en tienne à l’adaptation de contes de fée.

    MK : Comme dans mes précédents billets du même genre, il s’agit d’une illustration de couverture pour un “Vogue” des années 20 ou 30. J’aime énormément la poésie du dessin de mode à l’époque, et je regrette que cela ait pratiquement disparu.

    Scheharazade : Je me doutais que cela te plairait !

  • Trop contente de te retrouver ! C’est super que ton boulot ait avancé, c’est toujours angoissant d’avoir une tartine de travail indigeste, dont on ne voit pas la fin…
    Je vais voir The Dark Knight ce soir, en grande inconditionnelle de Batman… J’ai hâte ! Et je pense que Maggie Gyllhenhall (je ne sais jamais comment l’écrire) remplace avantageusement Katie Holmes.
    ***smiley avec des gros bisous et un coucou***
    Bisous !

  • On s’est décidé avec mon homme on va voir The Dark Knight mercredi soir :D !!! (j’ai hate de retrouver le Joker, j’étais amoureuse de lui quand j’étais petite *_*, oui j’ai toujours préféré les “méchants” dans Batman !!)

  • Rah j’ai oublié de dire que j’aime beaucoup aussi ces belles illustrations d’anciens Vogue ;) .

  • Audrey : Ca me fait plaisir, ton accueil chaleureux ! Je suis encore loin d’avoir fini, mais comme le plus dur c’est de s’y mettre… Sinon, j’ai trouvé Maggie G. très bien, je l’aime beaucoup depuis “La Secrétaire”, avec son minois chiffonné et malicieux.

    Sugar : Pas de Catwoman dans ce film par contre, hélas !

  • The Dark Knight me tente énormément, justement pour les raisons que tu énonces: le côté très cartoon, finalement très “comics” de l’adaptation de Burton face au volet plus sérieux de Nolan…Et comme toujours, je me sens bien plus d’affinités avec les héros torturés (c’est aussi valable pour X men, j’ai râlé pendant tout l’épisode 3 à cause du personnage de Malicia complètement sous exploité, alors qu’elle possède un réel potentiel- et que l’actrice a déjà beaucoup mieux joué, on sent vraiment qu’elle est là pour remplir le quota de mutants, en somme)

  • Je partage votre enthousiasme pour The Dark Knight.

    Il est vrai qu’on est loin de l’univers de Tim Burton et de sa réflexion sur le lien à la culture des classes moyennes américaines (son Joker, notamment dans l’attaque du musée d’art moderne, incarnait la menace de la destruction de l’art par la sous-culture). Toute l’ambiguïté du film tenait à ce rôle dévolu à la culture populaire, à la fois défendue et condamnée comme inférieure. On est loin, plus généralement, de l’axiome de base des superhéros dans les comics : dans une situation de danger qui menace ses pouvoirs, comment le superhéros réagira-t-il ? va-t-il risquer sa vie ? va-t-il redevenir un homme comme les autres ? voire aimer ? etc. (cf. le 1e Spiderman et son choix cornélien entre l’amour privé et la défense de l’intérêt général)

    Je crois que vous avez raison de souligner que le film de Nolan s’inscrit dans une tendance du cinéma d’action américain post-11-septembre. Le réel n’est plus évident à saisir, la ligne de partage entre le bien et le mal se déplace (voire se renverse par moments), il devient impossible même de maintenir cet art de la nuance psychologique, de la pensée complexe que peut être le cinéma ; vertige angoissant du film de Nolan, où l’on est très vite débordé – dans la situation de la personne qui est en train de se noyer – par l’accumulation des scènes, des actions, et l’impossibilité d’identifier les motifs qui les font exister et les relient les unes aux autres – de même que le Joker ne semble plus posséder aucune raison ou motivation d’agir, sorte d’incarnation perverse du mal radical.

    Dans un entretien publié par le journal Le Monde de mercredi, Christian Bale raconte que, enfant, seuls les méchants, réussis, l’intéressaient, et qu’il s’ennuyait quand Batman était à l’écran. Il faut louer ici l’interprétation du Joker par Heath Ledger qui réussit à en faire un personnage imprévisible, mélange de grotesque et de maladie mentale manipulatrice (perverse, plus que schizophrénique, je crois).

    Puisqu’on en est aux recommandations, j’ai vu aujourd’hui le film de Roy Andersson, “A Swedish Love Story” (1969), qui est ressorti il y a deux mois. Il y a des films comme ça qui s’imposent à nous dès les premières images par l’évidence de leur beauté. Il semble qu’il n’y ait rien à dire de ces films que cette grâce même, en peu de mots : c’est le plus beau film du monde.
    On va pleurer, on a pleuré dès le début, on pleurera durant tout le film, avec le monde autour, et la vie, toute la vie, dans le film : la grâce des commencements, l’inquiétude douce du désir impatient de la rencontre, et la fragilité de l’amour, la médiocrité pitoyable de l’existence, la mort inéluctable.
    Le film commence comme une chronique sociale des années 70 et se termine dans une sorte d’aura bergmanienne.
    Malheureusement, le film est peu distribué en salle.

  • Pour corroborer mon propos, l’article de Thomas Sotinel dans Le Monde se termine ainsi :

    <>

  • “Mais le triomphe du bien ne va plus de soi et le combat de Batman et Dent contre le Joker déclenche une avalanche de catastrophes. Tout le film se déroule dans un vacarme apocalyptique fait d’attentas, d’évacuations de masse, des mauvaises nouvelles qui passent en boucle sur les écrans. Cette évocation d’une crise permanente, mise en scène en forçant à peine les traits de la réalité, sert de carburant au jeu entre les principaux personnages.

    C’est sans doute là qu’il faut chercher la vraie singularité du film, dans l’intensité et la qualité uniforme de son interprétation. [Les acteur] jouent leurs personnages de bande dessinée comme s’ils sortaient des pages d’un quarto de Shakespeare.

    Le scénario de Christopher et Jonathan Nolan est assez solide pour que ce déploiement d’énergie ne soit pas vain. Dans le premier Batman (1989) de Tim Burton, le rôle du Joker avait échu à Jack Nicholson qui en avait fait un méchant de commedia dell’arte. Heath Ledger (1979-2008), mort quelques mois après la fin du tournage, joue comme si c’était vrai, baignant tout entier dans l’abjection et la cruauté de son psychopathe. Dans ces moments The Dark Knight n’est plus seulement un film de superhéros, mais un portrait du mal, à la fois pop et métaphysique. ”

    (Désolé pour la fausse manip’, le copier-coller du Monde est récalcitrant.)


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