5 août 2008...07:46

“The Power of Glamour”

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Le billet de Casey sur ce livre d’Annette Tapert m’avait donné envie de le lire. C’est chose faite, et je ne le regrette pas ! Le propos de The Power of Glamour est de présenter la façon dont onze actrices du Golden Age d’Hollywood (par ordre d’apparition : Gloria Swanson, Joan Crawford, Norma Shearer, Carole Lombard, Kay Francis, Dolores Del Rio, Constance Bennett, Claudette Colbert, Katharine Hepburn, Greta Garbo et Marlene Dietrich) sont devenues des stars en majeure partie grâce à leur apparence soigneusement étudiée, qui constitue une extension de la personnalité qu’elle veulent, ou qu’on veut leur faire adopter. On voit les tâtonnements du début – Joan Crawford a commencé par imiter Gloria Swanson, Garbo a d’abord été “vendue” comme la grande fille saine et sportive qu’évoquait sa nationalité suédoise – et la mise au point d’une image qu’elles ne cesseront alors de peaufiner, de raffiner, d’incarner à l’écran comme à la ville (les deux garde-robes se mélangent presque systématiquement, le style “personnel” des actrices servant d’inspiration aux costumiers des films).

Et bien sûr, il y a de nombreuses photos ! Une sélection de mes préférées :

1. Gloria Swanson – 2, 3 et 4. Norma Shearer – 5 et 6. Carole Lombard – 7. Dolorès Del Rio – 8. Constance Bennett – 9 et 10. Greta Garbo – 11, 12 et 13. Marlene Dietrich.

Je n’en ai pas inclus, mais j’ai également été fascinée par les photos des actrices vieillissantes, preuve qu’elles ont véritablement incarné leur glamour toute leur vie.

7 commentaires

  • profilperdu

    Ce livre parle-t-il de la relation “pygmalionesque” de certaines des ces actrices avec les réalisateurs qui en firent leur égérie ? (Marlene Dietrich et Joseph von Sternberg, Greta Garbo et le producteur Louis B. Mayer, Claudette Colbert et Cecil B. De Mille)

    Peut-on distinguer les premières “apparitions” de Marlene Dietrich de la folie d’un Joseph von Sternberg ?

  • Il en parle principalement pour Dietrich, celle dont le “cas” est le plus spectaculaire, tout en montrant comment elle évolue dans l’après Sternberg. En ce qui concerne Garbo et Mayer, c’est plutôt un rapport de forces qui est évoqué, Garbo étant physiquement transformée (en suivant un programme préalable de régime, massages etc. à peu près identique à celui de Crawford, Shearer ou Dietrich – un pygmalionisme des studios plutôt que de tel ou tel réalisateur) mais imposant sa volonté à Mayer pour les rôles (et les salaires !) par son indifférence même à l’égard d’Hollywood.
    Mais le propos du livre, au-delà de la question des responsables de ces transformations, est de montrer comment, à chaque fois, elles procèdent de la personnalité de l’actrice, qui transcende ce qui peut commencer comme une “recette standard”.

  • profilperdu

    Oui, c’est très juste : Garbo ou Dietrich ne seraient pas devenues des icônes si elles n’étaient pas parvenues à imposer leur volonté en transcendant celle des réalisateurs et des studios.

    Une thématique religieuse est, de fait, très présente dans cette élaboration de leur image à l’écran à cette époque : grâce, icône, transcendance, inaccessibilité. Thématique qui sera perdue dans les années 50, où l’apparition du cinémascope, de la couleur (après le parlant) donneront lieu à une autre érotomanie cinéphile : la star devient pin-up, la sophistication érotique est plus provocante et évolue avec la mode.

    Merci pour votre billet et votre réponse, comme toujours l’un et l’autre excellents !

  • profilperdu

    A quand des photos de vous en noir et blanc ?
    Je pense que cela vous irait très bien.

  • Jamais je pense. Mes photos ne sont pas (seulement) narcissiques ; elles ont surtout pour but de “documenter” mes tenues, et les couleurs sont essentielles pour cela.

  • profilperdu

    Sourire. Avec les APN et les logiciels de retouche, il n’est pas difficile de changer la coloration des photos, donc d’en proposer quelques-unes en NB… Mais j’accepte cette réponse : vous avez répondu à ma demande, vous n’êtiez pas tenue de la satisfaire.

    PS. : Tant pis, je le ferai tout seul pour voir ce que ça donne…

  • Je sais. Là n’est pas la question.


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