Fatiguée, fatiguée. Cet après-midi je me suis endormie sur le canapé en lisant Niourk (à titre d’archivage : ces jours-ci j’ai aussi fini Neuromancien et lu Mode & Fétichisme, quelques “Harry Dickson”, le recueil érotique Nymph de Francesca Lia Block, deux bouquins de fiction jeunesse pour le boulot, et parcouru trois autres ouvrages pour le mémoire).
A part ça, je suis plongée dans les années 20 en ce moment. Il y a quelques jours, j’ai reçu le catalogue de l’expo “Années folles” du musée Galliera, qui m’avait absolument ravie. Je ne l’avais pas acheté sur le moment parce qu’il était un peu cher pour ma bourse d’étudiante, mais la patience a fini par payer et je l’ai déniché sur PriceMinister à la moitié de son prix. Je sais, c’est mal de priver l’éditeur d’une vente. Je culpabilise toujours un peu d’acheter d’occasion. Malheureusement, c’est ça ou rien.
Quoi qu’il en soit, cela fait donc quelques jours que je compulse ce catalogue avec délices. Et puis j’ai loué The Great Gatsby à la bibliothèque, et décidément… Oui, les années 20 font partie de mes périodes préférées. Parce que c’est sans doute l’une des périodes les plus raffinées des arts décoratifs. Une simplicité et une élégance de lignes rehaussées par l’emploi de matières somptueuses, qui parlent d’elles-mêmes. Une attention maniaque au détail (il n’y a qu’à voir les emballages de cosmétiques, incomparables avec ceux que nous avons aujourd’hui). Le meilleur de la modernité et le meilleur d’un temps où la production n’était pas encore de masse, rassemblés. Et puis, il faut bien l’avouer, j’en ai cette image romantique très sex, drugs and charleston : les Fitzgerald, Dorothy Parker (I like to drink martinis / Two at the very most / Three I’m under the table / Four I’m under my host), Joséphine Baker, toute l’avant-garde américaine émigrée à Paris, Sylvia Beach etc. Je rêve de donner une fête “prohibition”, sans poker merci, mais avec un mot de passe à l’entrée et du gin servi dans des tasses à thé. Du gin distillé dans ma baignoire. J’arrête de rêver : je n’ai qu’une douche.
Malgré tout, le style années 20 n’est pas un que j’adopte fréquemment. La raison principale est que je préfère une taille bien marquée à la ligne droite des robes de flappers, même si j’ai théoriquement la silhouette requise (mince, avec peu de formes mais de jolies jambes). La raison secondaire, c’est que les chapeaux cloche me vont affreusement mal.
Images trouvées ici.
Scans d’Histoire du Costume
Sur foto_decadent... Il y a une autre série aussi que j’adore et ne trouve plus…
Et un album photo de Gatsby sur l’ancien Café Mode.









