2 mai 2008...14:13

Retour de Londres

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Je me remets dans le bain doucement. Il faut assurer les indispensables lessives et courses, puis je m’attellerai pour de bon au boulot. En attendant, deux ou trois souvenirs de Londres…

J’ai été très sage et n’ai pas visité une seule boutique de fringues, vintage ou pas. De toute façon, au vu des prix pratiqués sur Spitalfields Market… Trente-cinq livres pour une robe certes années 30 mais aux boutons abîmés et, surtout, ornée d’une grosse tache en plein milieu ? Hum. Je me suis donc contentée de ramener quelques chutneys (ah Sainsbury’s !), un NME pour une amie…

… une demi-douzaine de zines collectés lors du London Zine Symposium – pour moi, le zine incarne vraiment quelque chose de cette Angleterre arty, rock et DIY, vraiment alternative, et qui me plaît, tellement que j’ai presque envie de me lancer dans mon propre zine…

… et un Badger Badge, provenant toujours du Zine Symposium, auquel je n’ai pas pu résister !

A part ça, Londres était sous la pluie, ce qui a contrarié nos envies de balades. Nous avons quand même profité d’un rayon de soleil pour flâner parmi les maisons en sucre de Notting Hill. Et à Brick Lane et Shoreditch, où P. a photogaphié les graff’ (comme il l’avait déjà fait à Berlin cet été) et où les cafés offraient un refuge en cas d’averse.

Eh oui, c’est moi, posant pour montrer l’échelle. Looking my scruffy best, comme toujours en vacances.

Et puis il y a eu quelques expos aussi, et un tour au V&A Museum. La redécouverte d’Anselm Kiefer, un coup au coeur. L’expo “I’ll dig the tunnel, you’ll hide the soil” autour de Poe, dans les caves du Shoreditch City Hall, cadre parfait de briques, canalisations, ombres et faibles lumières vacillantes. Je n’ai pas pris de photos, mais il y avait un miroir sur lequel il fallait souffler pour révéler l’image, un peep-hole révélant un coeur monstrueux, le lourd tic-tac d’une montre dans le noir, un immense chandelier de verre rouge dont les ampoules, filament frémissant entre deux aimants, bruissaient comme des feuilles sèches, et deux oeuvres de Kiefer sur le thème de la maison Usher : une forêt de tronc rugueux et gris avec une tour qui s’enfonce dans les onces, comme dans un sinistre conte de fées, et un écroulement tentaculaire de lames de plomb comme des pellicules de film, avec deux lits de pierre au centre rempli d’eau – Lady Madeline, Lord Usher.

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