avril 7, 2008...7:12
Sur la balance
Après un week-end paresseux, faits de ballades dans Paris avec ma soeur et son boyfriend, entrecoupées de pauses gastronomiques (The Tea Caddy, un restaurant coréen, et puis une orgie de fromages et pâtisseries bien frenchy introuvables de l’autre côté de la Manche)… je suis passée chez le médecin cet après-midi - et j’ai appris que j’avais perdu du poids.
Je n’ai pas de balance à la maison. Je suis de ces filles qui se retrouvent tout à fait dans les propos des actrices et autres mannequins quand elles déclarent qu’elles peuvent manger tout ce qu’elles veulent sans prendre un gramme. J’ai toujours été très grande et très mince, avec des variations de poids minimes. Mais là, j’ai quand même été surprise.
La seule explication que je vois, c’est mon adoption d’un régime strictement végétarien l’été dernier. Je précise “strictement”, parce que j’étais déjà principalement fruits-et-légumes avant ça, ne mangeant qu”occasionnellement viande ou poisson, chez mes parents, des amis ou au resto. Mais surtout, je ne réfléchissais pas particulièrement à ce que je consommais. Je m’enfilais des paquets de bonbons et de biscuits chocolatés, des baguettes couvertes de pâtes à tartiner douteuses, des camemberts entiers. A partir du moment où j’ai commencé à faire attention à ce que contenaient tous ces produits industriels… j’ai opéré un changement d’alimentation subtil mais important. Parce que j’ai commencé en même temps à faire attention au goût des choses. Au fait qu’un fromage peut être élastique et sans saveur, ou fondant et délicieux (ou dur et délicieux, hein - je viens de me goinfrer de cheddar qu’on m’a rapporté spécialement). A la différence entre un plat ou gâteau tout prêt et la cuisine à la maison. Je détestais cuisiner, et j’en retire aujourd’hui un certain plaisir. Bref, aujourd’hui je ne mange pas moins, mais je mange certainement mieux. Beaucoup de fruits et légumes forcément, des féculents, des légumineuses, peu de sucré, peu de gras, moins de produits laitiers. Je ne vois pas d’autre explication à mes kilos disparus.
Et non, ce n’est pas dur de ne plus manger de viande ou de junk food. Une fois qu’on décide de le faire, on se crée de nouvelles habitudes alimentaires et on n’a rapidement même plus envie de ce qu’on bâffrait allègrement avant. Le seul truc pénible, c’est que la France est un pays très carnivore, dans lequel il est souvent difficile de trouver des restos et snacks vegetarian-friendly. Surtout comparé à l’Angleterre ou l’Allemagne : c’est bien simple, à Berlin, le moindre Imbiss propose au moins une option végétarienne, sinon vegan…
Au passage, le resto coréen vegan/vegetarian-friendly testé s’appelle Soura, rue Ernest-Cresson. J’ai pris une délicieuse crêpe au kimchi (chou mariné piquant) et un ragoût de tofu et légumes. Et ça a plu aussi aux carnivores.


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