mars 18, 2008...8:03
Bad bad day
“J’aurais préféré réviser pour mes exams de la semaine prochaine” n’est pas une phrase que je dis très souvent. D’habitude, décaper la salle de bains est une perspective plus attrayante. Mais là…
Et pourtant, je les aime, les Kills. N’ayant pu avoir de place pour le concert de ce soir, j’avais donc décidé de filer directement du Salon du Livre (permanence de 9h30 à 16h aujourd’hui, don’t even ask about it) à leur séance de dédicace à la Fnac Montparnasse. C’était la première fois que j’allais à pareil événement, mais voilà, c’était les Kills… J’arrive donc au sous-sol de la Fnac, à l’endroit aménagé en “forum”. Il est 16h45, The Gossip sont encore en train de faire leurs propres dédicaces (au passage, Beth Ditto est assez sublime en vrai, un sourire rayonnant, un charme fou : la preuve vivante qu’en étant bien dans sa peau on peut passer de “grosse” à “terriblement voluptueuse”). Je fais un petit tour en attendant, histoire de jeter une oreille sur le dernier Nick Cave… 17h, me voilà de retour. J’attends les Kills de pied ferme.
Une demi-heure plus tard, mon pied est déjà sensiblement moins ferme. Je commence à en avoir marre de l’attente dans ce lieu glauque, et à me sentir légèrement ridicule aussi. Je n’ai rien amené à dédicacer : je n’ai jamais bien compris l’intérêt de ces gribouillis. Ce que j’aimerais, c’est pouvoir échanger quelques mots avec eux. Leur dire ce que leur musique représente pour moi, depuis le premier album. Les sentiments que j’ai eu à les voir en concert, deux fois, toujours cette ambiance de cérémonie vaudou, de grande messe noire du rock n’roll, celle qui est faite de sueur électrique…
Les voilà. N’ayant pas l’habitude de me frayer un chemin parmi les gens à coups de coudes, j’attends sagement mon tour. Je me fais dépasser. Pas grave. Jusqu’au moment où le management décide de ne pas tenir compte du long retard des Kills. Ils étaient censés signer jusqu’à 18h, ce ne sera pas une minute de plus. Tant pis pour les fans. Et nous voilà traités en bétail, trente secondes chacun, emballé c’est pesé, merci, au revoir. on se dépêche, on se dépêche. Gribouillis, photo, au suivant. “Et ceux qui sont déjà passés, pas la peine d’essayer de passer une deuxième fois, on vous a à l’oeil !” Sentiment de dégradation. Les Kills signent, sourire figé, oeil vitreux.
Quand mon tour arrive, j’ai à peine le temps d’échanger une phrase avec Jamie avant d’être poussée dehors…
Conclusion : 1. Ne jamais retourner à un événement organisé par la Fnac. 2. Les musiciens qu’on aime, il faut les écouter, les applaudir en concert, porter leurs t-shirts, lire leurs interviews, mais ne jamais chercher à les rencontrer. Ce sera forcément décevant.
A part ça, Allison est toujours aussi belle. Un elfe aux longs cheveux sales et en broussaille, dans une chemise de bûcheron.
Et on m’appelle à l’instant pour me dire qu’on a vendu le dernier exemplaire dispo de notre livre, au Salon. Sold-out, oui, comme le concert Gossip+Kills (enfin presque). Franchement, on n’y croyait pas.


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