février 27, 2008...1:18
Razor Candy Fluff

Fini Journal of a Wife (toujours aussi enthousiaste et attendrie devant l’éclosion d’Anaïs, sa haine de Paris et de la sensualité qui se métamorphose peu à peu). Je me suis aussitôt lancée dans Girl Goddess #9 de Francesca Lia Block, un recueil de nouvelles commandé récemment d’occasion (c’est important). Car à la fin de chacune des neuf histoires, il y avait une petite note de la précédente propriétaire du livre. Comme un message secret, ou une time capsule laissée là pour que quelqu’un la trouve plus tard. Je les ai laissées à leur place, même si l’intérêt des commentaires est limité (”I didn’t like this story, it was kinda odd”, “I ♥ed this story, I imagined Tiffanny as the heroin”, “This one was okay I guess“).
Francesca Lia Block semble être un auteur assez connu aux Etats-Unis, mais ses nombreux romans et recueils n’ont pas été traduits en France, à l’exception justement de Girl Goddess #9, paru à l’Ecole des Loisirs sous le titre Les Petites Déesses #9. Son univers est fait de nuages de barbe à papa rose et de pommes rouges où sont glissées des lames de rasoir, d’amis imaginaires réels, de filles belles commes des sirènes droguées, de petits restaurants exotiques et de fleurs démesurées, de pop culture, de tristesse, de danse et de mort. Elle raconte la souffrance de grandir chez ses héroïnes, petites filles ou adolescentes dont l’imagination débordante et la sensibilité se heurtent à la dureté du réel, et les choses qui aident à y survivre. Et aussi que parfois on n’y survit pas. Ses visions sont terriblement juste et font rêver à la fois. C’est un peu un Virgin Suicides version littérature jeunesse. J’ai été conquise. Et je me lance dans Echo, en attendant de commander ses oeuvres complètes.


Un commentaire
mai 6, 2008 à 8:04
[...] le même modèle. Dans le genre “vision magique et romantique de l’existence”, Francesca Lia Block fait beaucoup mieux, plus wonderland et acéré à la fois. Et malgré tout, La Mécanique du coeur [...]
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