février 23, 2008...2:13
Anaïs Anaïs

Je suis obsédée par Anaïs Nin en ce moment. Relecture de Journal of a Wife, avec bien l’intention d’enchaîner sur Henry & June (encore non lu) et Incest, qui m’avait beaucoup marquée à la première lecture. Fascination pour cette lutte à la recherche d’elle-même, entre sa féminité soumise et son égoïsme artistique, ses préjugés, ses désirs. Anaïs et moi, ça remonte à loin. Delta of Venus est le premier livre érotique que j’ai lu, encore à l’école primaire. Je l’avais subtilisé à la bibliothèque parentale, et le cachais au fond de ma malle à déguisements. Plutôt approprié comme endroit…
Et puis, il y a quelques semaines, j’ai vu Henry & June, le film, par Philip Kauffman, avec Maria de Medeiros et Uma Thurman. Et cela n’a fait qu’empirer. Je n’ai pas réussi à trouver de bonnes photos du film sur Internet (juste l’affiche, assez hideuse, répétée encore et encore). Il va falloir que je fasse des snapshots, pour étudier plus en détail les magnifiques costumes. Les années 20 et 30 sont mes périodes vestimentaires préférées : raffinement des dessous incrustés de dentelle, robes coupées en biais qui épousent le corps comme une seconde peau de soie ou de velours, manteaux graphiques, asymétriques, d’inspiration orientale parfois, avec rehauts de fourrure, cheveux crantés et fume-cigarettes, lèvres rouges, frisson parfois d’androgynie… A cet égard, les garde-robes d’Anaïs Nin et June Miller sont un rêve.


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