Et la photo d’inspiration, par Un Oeil pour Deux, est visible ici.
Click on the link to see the picture, by Un Oeil pour Deux, that I used as an inspiration.
5 juillet 2009
Marchesa Lily Satine
3 juillet 2009
A la garçonne (bis)
*Click*
Ni la canne ni l’appartement ne sont à moi, mais le gilet en lin est une autre trouvaille des soldes. Il n’aurait sans doute pas l’approbation de Massimiliano l’expert ès-gilets, mais il me convient. Et ce sera encore mieux quand il aura une boutonnière de plus en haut, pour limiter le décolletage. / Neither the cane nor the apartment are mine, but the linen waistcoat is a sales find. It only needs a new buttonhole on top to suit me just fine.
2 juillet 2009
Books of the month: June
Ce mois-ci, je ne vous parlerai que de deux livres. J’en ai lu nettement plus, mais les autres étaient soit des “rentrée littéraire”, soit des bouquins pas plus enthousiasmants que ça. Qualité plutôt que quantité, donc.
This month, I’ll speak of two books only. I’ve read much more but the others were either “rentrée littéraire” advanced reading copies or not so great. So, quality over quantity.
Le premier est un roman fantastique, La fille dans le verre de Jeffrey Ford aux éditions Denoël. On y suit, dans l’Amérique de la Grande Dépression, trois faux médiums : Thomas Schell, illusionniste de talent, Diego son assistant et le narrateur, un jeune immigré mexicain qui se fait passer pour un fakir indien, et l’ancien hercule de foire Anthony Cleopatra. Ceux-ci arnaquent les riches éplorés sans trop d’états d’âme, jusqu’au jour où Schell voit réellement dans le verre d’une vitre l’image d’une petite fille… S’agit-il de la fille d’un riche industriel qui a récemment disparu ? Le trio se lance en tout cas sur sa piste. Ils seront confrontés à l’abominable, au Ku Klux Klan et aux théories eugénistes qui n’ont pas été l’apanage des nazis. Bref, c’est un vrai thriller avec des personnages complexes et attachants, le tout dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler l’excellente série Carnival – La caravane de l’étrange (dont je suis d’ailleurs en train de regarder la 2e saison).
The first one is a fantasy novel, The Girl in the Glass by Jeffrey Ford. It follows three fake mediums in the time of the Great Depression : Thomas Schell, a talented illusionist, his assistant (and the narrator) Diego, a young Mexican immigrant maskerading as an Indian fakir, and Anthony Cleopatra, a former carnival strong man. They’re happily fleecing the mourning rich, until the day when Schell really sees the image of a girl in a window glass… Could it be the daughter of a rich industrialist, who’s recently disappeared? The three men try to find out. They’ll have to face the horror, the Ku Klux Klan, and eugenic theories that weren’t popular among nazis only. To sum it up, it’s a real thriller with complex and endearing characters, and an atmosphere reminiscing of the brilliant Carnival show (that I’m currently watching by the way).
Le second, dans un tout autre genre, est la monographie Penguin By Design: A Cover Story 1935-2005 de Phil Baines, aux éditions Penguin bien sûr. Un livre qui a tout pour satisfaire l’amatrice de design livresque que je suis, depuis son format pensé pour pouvoir reproduire des couv’ en taille réelle jusqu’à sa mise en page, en passant par sa très chouette couverture “pile ou face”. Et puis il y a le contenu, le texte qui décortique les stratégies éditoriales (privilégier la marque ou le titre individuel ? choisir la sobriété ou non ? couv’ typographique ou avec image ? dessin ou photo ? et pourquoi pas des couv’ uniquement illustrées, sans titre ? etc.) et la très riche iconographie qui permet aussi de le feuilleter comme un catalogue d’idées et de trouvailles. Et non, ce ne sont pas toutes des couv’ réussies, et étudier les ratés est également très intéressant – mais je ne vous présenterai ici que quelques-unes de mes préférées.
The second book, totally unrelated to the previous one, is Penguin By Design: A Cover Story 1935-2005 by Phil Baines.A book tailored to please the book design lover that I am, from its full-scale-reproduction-friendly format to its layout, and the lovely “head or tails” cover. Then there’s the content, the analysis of the various editorial strategies (focus on the label or the individual title? sobriety or not? typographical or illustrated cover? illustration or photograph? and why not try all-illustrated covers, without even the title? etc.) and the impressive iconography allowing the book to be leafed through like a catalog of ideas and finds. And no, not all covers are great, but studying failures is very interesting too. I’ll only show you, however, a few of my favourites here.
Pour en apprendre plus sur Penguin et le design, voici un excellent article et une toute aussi bonne interview.
Click on the links above to read an article and an interview, both very interesting, and learn more about Penguin and its designs.
28 juin 2009
DIY Sunday: Bal des Victimes necklace
C’est cette photo, trouvée il y a longtemps dans “Citizen K” (je crois), qui m’a donné l’idée de ce DIY. Tout de suite, j’ai pensé au Bal des Victimes, ces bals du Directoire où ne pouvaient assister que les personnes dont un parent au moins avait été guillotiné, et où les femmes portaient un ruban écarlate au cou. J’ai pensé aussi à ces nouvelles – il y en a au moins une par Hoffmann, une autre par Dumas – où de très belles femmes portent un tour-de-cou qui maintient en place leur tête coupée…
This picture, found a long time ago in “Citizen K” (I think) inspired me this DIY. Immediately I thought of the Bal des Victimes, these post-French-Revolution balls where those who had at least one guillotined relative only could come, and where women wore a scarlet ribbon around their neck. I also thought of those shortstories – there is at least one by Hoffmann and another by Dumas – in which beautiful women wear a choker that keeps their severed head in place…
J’ai séparé un vieux sautoir H&M en trois parties égales et les ai montées sur une barrette et un fermoir achetés en mercerie.
I cut an old H&M long necklace in three equal parts and used a store-bought clasp.
J’ai peint certaines perles avec du vernis à ongles bordeaux et j’ai laissé sécher.
I painted some pearls with burgundy nail polish and let them dry.
Le résultat ! Le “sang” est plus rouge dans la réalité.
The finished product! The “blood” is redder in real life.
Et en bonus, une assez mauvaise photo de ma robe-des-soldes…
And as a bonus, a rather bad picture of my on-sale-dress…
25 juin 2009
Of shoes, and the girl who craves them
Quand j’étais petite, je ne comprenais pas l’attrait que pouvaient exercer les chaussures. Je me souviens d’une amie de ma mère, dans une situation financière très moyenne à l’époque, expliquant qu’elle n’avait pas pu résister devant ses bottines lacées rouges, vernies. Je ne comprenais pas. Surtout, je ne comprenais pas qu’on mette autant d’argent là-dedans. Des chaussures à plusieurs centaines d’euros ? Cela me semblait criminel. Tout ça pour dire, vous l’aurez deviné, que j’ai bien changé sur cette question. Et que je suis très, très tentée de faire flamber la CB sur une paire (certes soldée) aussi belle que peu portable au quotidien. Le genre avec des talons-bijoux, vous voyez, le genre que mettrait une très élégante Colombine pour aller danser dans un palais vénitien. Flambera, flambera pas ? Je sens le brûlé…
(Ah et tant que je suis à parler shopping, j’ai fait un bout de soldes hier. Un mini-short taille haute pour faire comme tout le monde, un gilet en lin blanc à fines rayures correspondant complètement à mon envie menswear exprimée ici, complètement “Charlot à la plage” pour reprendre l’expression de Lily, et une sublime robe longue geisha années 30 revues par les 70s, quelque chose comme ça, en tout cas elle est merveilleuse. Photos à suivre.)
When I was a child, I didn’t understand the lure of shoes. I remember a friend of my mother, then in a shaky financial situation, explaining that she hadn’t been able to resist those patent red laced ankle boots. I didn’t understand. Most of all, I didn’t undestand how you could spend so much money on it. Several hundred euros for shoes? It seemed criminal to me. Well, you’ve guessed it, I’ve changed since then. And I’m very, very tempted to indulge in a beautiful, definitely not everyday pair of designer shoes (on sale though). The kind with jewelled heels, the kind a very elegant Columbine would wear to a dance in a Venetian palace. Will splurge, won’t splurge?
(And speaking of shopping, I’ve bought a few things on sale. High-waisted short shorts, like everybody, a striped white linen waistcoat and a gorgeous maxi dress with a 30s/70s geisha feel. Pictures to follow.)
24 juin 2009
Comment les éditeurs choisissent les romans qu’ils publient
This post is about how French publishers select the books they’ll publish. Since it’s quite long and probably irrelevant for any other country, I won’t translate it.
NB – J’ai écrit ce billet en m’appuyant sur mon expérience de lectrice au sein de trois maisons d’édition différentes – deux de littérature jeunesse (dont l’une où je participais au comité de lecture général, incluant la littérature générale et les essais), une de science-fiction et fantasy – ainsi que sur les renseignements que j’ai glanés au cours de stages et de mon Master d’édition. Je ne prétends pas être omnisciente en la matière, mais je commence à avoir une petite idée de comment les choses se passent. Et je me suis dit que ça vous intéresserait d’avoir un éclairage, même partiel (aucune idée de comment ça se passe en BD ou pour les albums jeunesse par exemple), sur ce processus mystérieux.
Comment envoyer son manuscrit dans les meilleures conditions ?
Avant toute chose, il faut cibler ses envois. Les différents éditeurs ont des lignes éditoriales différentes, plus ou moins marquées selon les maisons mais présentes. Il peut s’agir du genre de littérature publiée (littérature générale, policier, SF, historique…), du type de public visé (âge, sexe, profil socio-culturel…) ou de nuances plus fines (mieux vaut envoyer un roman expérimental chez Verticales que chez XO, par exemple).
Envoyer votre oeuvre à tous les éditeurs de France et de Navarre est donc à la fois inutile, puisque bon nombre d’entre eux la rejetteront aussitôt, et coûteux puisqu’il vous faudra imprimer et expédier tous ces exemplaires (aucun éditeur n’accepte les manuscrits non sollicités envoyés par mail). Vérifiez aussi s’ils publient ou non des inédits (inutile de démarcher les collections de poche, je vous le dis tout de suite), ou s’ils sont spécialisés dans les traductions (Gallmeister par exemple publie uniquement des écrivains américains). Pour se faire une idée de la ligne éditoriale des différents éditeurs, le mieux est de faire un tour sur leur site Internet et d’aller feuilleter leurs parutions en librairie. Vous pourrez alors dresser une liste d’envois plus réaliste.
Adresser directement un manuscrit au responsable éditorial concerné, si vous connaissez son nom, plutôt qu’au service des manuscrits est généralement une bonne idée. Mais surtout, n’adressez rien en recommandé, c’est contraignant pour le destinataire (donc le dispose mal en votre faveur).
A quoi doit ressembler le manuscrit ?
Certains éditeurs ont des idées très précises là-dessus, qui sont généralement détaillées sur leur site Internet. Si rien n’est précisé, faites simple et lisible : police classique, de taille 12, interligne 1,5, texte justifié, pages numérotées. Une reliure n’est pas indispensable. Evitez les illustrations, à moins qu’elles ne fassent vraiment partie intégrante du projet.
Joignez-y une lettre d’introduction où, en deux mots, vous vous présenterez, en donnant vos coordonnées les plus complètes possibles (ça a l’air bête dit comme ça mais tout le monde n’y pense pas – et oui, si vous avez un super blog avec beaucoup de lecteurs ça vaut le coup de le mentionner, les éditeurs s’intéressent de plus en plus à ce genre de chose) et introduirez votre oeuvre. Pas la peine de faire un résumé complet, il s’agit juste de donner envie et de permettre de voir très rapidement qu’on ne s’est pas trompé dans le ciblage de l’envoi. Et non, des phrases comme “Mon livre n’est pas de la fantasy, mais il est très fantaisiste” (authentique), ça ne marche pas.
Une fois le manuscrit arrivé à bon port, que se passe-t-il ?
Il est généralement confié à un lecteur ou une lectrice, qui se charge de faciliter le travail de l’éditeur en effectuant un premier tri. Au moins 75 % des manuscrits (estimation basse) sont refoulés à ce stade, entre ceux qui ne correspondent pas à la ligne éditoriale et ceux qui sont juste mauvais.
Qui sont les lecteurs ? Eh bien, il y a pas mal de stagiaires parmi eux. Ne poussez pas les hauts cris : ce sont des gens qui ont au minimum une licence et souvent plus, et qui sont avant tout des passionnés de livres. Pas tout à fait des incompétents, donc. Et s’il se trouve qu’ils ne sont pas aptes à cette tâche, l’éditeur s’en rend vite compte dans les fiches de lecture et leur confie un autre boulot. Sinon, ça peut être un peu n’importe qui ayant une expérience dans le secteur et auquel l’éditeur fait confiance pour sa lecture. C’est moi en ce moment.
Donc ce qui se passe, c’est qu’on vous confie une brassée de manuscrits plus ou moins selon vos affinités, vous les lisez et vous pondez une fiche de lecture où vous donnez une appréciation : oui, non, peut-être. En général, “peut-être” ça finit par se traduire par “non”, mais pas toujours.
A quoi ressemble une fiche de lecture ?
Je ne sais pas si c’est partout pareil, mais là où j’ai bossé ça a toujours été assez informel. On commence par les infos techniques qui permettent de référencer la fiche (titre, auteur, pages etc.). Si c’est utile, on donne la liste des personnages principaux. On résume l’action. Et on finit par une appréciation de l’oeuvre. Le tout prend environ une page et demi, deux pages.
Quels sont les critères sur lesquels se base une appréciation ?
Dans le désordre : l’originalité, la qualité de l’intrigue, le rythme de l’action, l’ambiance, la profondeur des personnages, la qualité des dialogues, la fluidité ou la beauté du style, l’humour, le suspense, l’émotion, le fait qu’on soit captivé ou pas… Comme une lecture ordinaire en fait, sauf qu’on est à la fois plus objectif en acceptant de dépasser ce qui nous plaît ou pas personnellement pour se mettre dans la peau du lectorat envisagé (par exemple, je laisse mon cynisme au vestiaire quand je lis de la teen chick lit) et plus critique, en identifiant et expliquant les points forts et les points faibles.
D’autres facteurs, plus extérieurs, rentrent aussi en ligne de compte. Par exemple, un livre peut être refusé parce que trop ont paru sur le même thème récemment. Si vous avez l’intention de sortir, disons un pamphlet contre Nicolas Sarkozy, vous avez intérêt à trouver un angle d’approche et un style particulièrement remarquables.
Quand peut-on espérer une réponse ?
Alors ça, ça dépend très fortement de la taille et de l’organisation de la maison d’édition. Il faut quand même généralement quelques mois.
Tous les manuscrits sont-ils lus ?
Dans mon expérience, oui. Sauf ceux qui n’ont manifestement pas été envoyé au bon endroit (genre de la pure chick-lit chez un éditeur de science-fiction).
Par contre, il est vrai qu’ils ne sont pas forcément lus dans leur intégralité : si on se rend compte au bout des cent premières pages que ça ne convient pas du tout, on ne se tape pas toujours les deux cent d’après. On lit en diagonale, on va voir la fin et ça suffit pour se faire une opinion. Mais si on a l’impression qu’il y a quelque chose, on lit tout, même si on aurait des trucs à redire, parce qu’on ne sait jamais.
Dans ce cas, pourquoi les maisons d’édition envoient-elles souvent des lettres de refus type ?
Il y a deux raisons à cela, qui peuvent se recouper. Premièrement et avant tout, le manque de temps. Une lettre personnalisée, analysant les forces et les faiblesses d’un manuscrit, ne peut pas être rédigée en dix minutes, et il y a encore une pile d’autres ouvrages qui attendent d’être lus. Deuxièmement, la médiocrité du manuscrit : très souvent, une lettre personnalisée ressemblerait à “Votre histoire est incohérente, votre style maladroit, vos personnages des clichés vivants, laissez tomber l’écriture et mettez-vous plutôt à la poterie”. Cruel ? Oui. C’est pour ça qu’on préfère s’abriter derrière des formules toutes faites. Mais attention. Parfois ces formules toutes faites, telles que “votre manuscrit ne correspond pas à notre ligne éditoriale” ne sont que l’expression de la vérité : peut-être l’envoi du manuscrit n’a-t-il pas été bien ciblé.
Quoi qu’il en soit, si on prend le temps de personnaliser un minimum la lettre de refus, ce qui m’est quand même arrivé plus d’une fois, c’est qu’on a envie d’encourager l’auteur et de lui dire que, même si on ne publiera pas son oeuvre (parce qu’elle n’est pas aboutie, ou ne correspond pas à notre ligne édito), on pense qu’il ne devrait pas forcément se tourner vers la poterie tout de suite.
Quelles sont les chances d’un premier roman d’être publié ?
Faibles, mais pas inexistantes comme on le voit chaque année. Il faut juste garder à l’esprit qu’il y a plus de cent fois plus de manuscrits envoyés (estimation basse) que de places disponibles pour un premier roman dans le planning de parution. En d’autres termes, pour qu’un premier roman soit publié, il faut que l’éditeur ait un véritable coup de coeur, chose assez imprévisible. Ou alors que l’auteur soit déjà une personnalité médiatique pour d’autres raisons, mais là on quitte la démarche littéraire pour rentrer dans du purement commercial.
Alors, faut-il avoir des relations pour être publié ?
Oui et non. Comme partout, ça aide de savoir à qui s’adresser. Un manuscrit adressé par quelqu’un que l’éditeur connaît fera forcément l’objet d’un peu plus d’attention qu’un manuscrit noyé dans la masse des “arrivés par la Poste”. Mais on n’édite pas des livres pour faire plaisir à ses amis : il faut que le texte présente un intérêt réel (littéraire et/ou commercial, comme dit plus haut).
Comment se fait-il que X, qui n’a pas une once de talent, soit publié lui ? (X est souvent un auteur à succès)
Il doit y avoir quelque chose dans les livres de X qui “marche”, au moins pour un certain public. Par exemple, je ne dirais jamais que Dan Brown soit très talentueux, mais bien que Da Vinci Code soit mal écrit, avec des personnages plats et des énigmes simplettes, c’est un vrai page turner, on ne le lâche pas. Je n’ai jamis lu de Marc Levy ou de Guillaume Musso, mais il paraît que c’est construit comme des scénarios de films ou séries, à l’efficacité. Stephenie Meyer construit une telle tension sexuelle qu’on a envie de savoir la suite de son histoire gnangnan (qui fait en plus rêver un public féminin dont je ne suis pas : moi j’ai lu les premiers tomes uniquement pour voir si Bella et Edward allaient enfin passer à l’acte).
Ou alors faut-il être photogénique pour être publié ?
Certainement pas. Parmi les auteurs que j’ai rencontré, il y a de tout : des beaux et des laids, des vieux et des jeunes etc. Si beauté il y a, elle peut juste être un plus marketing – et encore : l’aisance à s’exprimer et le charisme, qui ne dépendent pas du physique, sont plus efficaces pour donner envie au lecteur.
L’auto-édition est elle une bonne idée ?
Elle peut l’être, mais c’est casse-gueule, parce qu’elle a tendance à griller l’auteur auprès des vrais éditeurs. C’est un très mauvais plan d’adresser un bouquin déjà auto-édité à un éditeur. Il y a deux cas où, à mon avis, l’auto-édition peut être une bonne solution : si vous souhaitez juste disposer de quelques centaines d’exemplaires que vous diffuserez vous-même auprès de vos proches, sans ambition particulière, ou si votre ouvrage est un OVNI peu publiable par une maison classique de toute façon (et si jamais il remporte un succès inespéré, ce seront les éditeurs qui viendront vous chercher pour vous proposer de le republier chez eux. Le cas est rare, mais il existe : Calmann-Levy a par exemple récemment publié la traduction d’un roman de Brunonia Barry, initialement auto-édité mais dont le succès aux Etats-Unis a convaincu un éditeur).
D’autres questions ? J’essaierai d’y répondre dans la mesure de mes moyens !
23 juin 2009
Happy Deathday Mr Boris Vian!
Pour rendre hommage au pohéteû mort d’une crise cardiaque il y a cinquante ans, pourquoi ne pas… / I don’t know if Boris Vian is very well-known in non-French-speaking parts of the world. He should be! In France, he’s something of a cult writer and musician. If you’ve never heard of him, here’s the Wikipedia entry. He died just fifty years ago: to pay him hommage, why don’t you…
- Apprendre à jouer de la trompette. Et expliquer aux voisins que c’est un devoir de mémoire. / Learn to play the trumpet. Explain to the neighbours that it’s a sacred memory duty.
- Aller se promener dans un parc avec des étangs, pour observer les nénuphars. / Go for a walk in a park with ponds and observe the waterlilies.
- Imiter un pianocktail. Pour cela, attribuer un ingrédient différent à chaque note, puis choisir un air de jazz et composer le cocktail correspondant. / Imitate his pianocktail. Choose one ingredient for each note then pick a jazz tune and mix the cocktail accordingly.
- Lire des romans américains, ceux que Vian a traduit par exemple : les romans noirs de Raymond Chandler, mais aussi de la SF, Le Monde des Non-A d’A.E. Van Vogt ou l’excellent Demain les chiens de Clifford D. Simak. / Read American novels, the ones Vian translated for example: Chandler’s hardboiled crime novels, or SF by A.E. Van Vogt (The World of Null-A) or Clifford D. Simak (City).
- Ecouter ses chansons, bien sûr. Se dire que le songwriting français a beaucoup perdu depuis. / Listen to his songs, of course.
- Plutôt que de lire une bio classique, se plonger dans Piscine Molitor, une bio en BD récemment parue chez Dupuis.
- Découvrir la pataphysique. / Discover Pataphysics.
On évitera, par contre, d’aller cracher sur des tombes. Ou alors uniquement des tombes choisies avec soin. / Don’t, however, go and spit on graves*. Or if you must, carefully choose the graves.
*I shall spit on your graves is the title of one of his most famous novels.
Autres anniversaires / Other birthdays (not yet in English) :
Marlene Dietrich, H.P. Lovecraft.
21 juin 2009
A new identity
Comme vous l’avez peut-être remarqué avec le changement de bannière, j’ai décidé de faire faire peau neuve à ce blog. J’ai changé de nom (l’homonymie avec “l’autre” Theremina, alias Mer de Coilhouse, m’a toujours embêtée) et de présentation, je changerai bientôt d’adresse, et je fais le ménage dans les archives. Voilà voilà.
As you may have noticed with the header change, I’ve decided to freshen up this blog. I’ve changed my name (the homonymy with the “other” Theremina, aka Mer from Coilhouse, always bothered me) and my About page, I’ll soon change my address and I’m pruning the archive.


























