mai 14, 2008

Paquet surprise

Ce matin, le facteur a sonné à sept heures trente. Il venait me remettre un colis.

Attention, ça mord !

Voilà, ce sont mes exemplaires d’auteurs de l’anthologie dans laquelle est publiée ma première nouvelle. Je ne peux pas vous dire si elle vaut le coup d’être achetée : je n’ai pas encore osé l’ouvrir pour la lire - lire les textes des autres, le mien je le connais par coeur. Je me contente de regarder mon nom sur la couverture lisse, blanche et brillante (tout à fait assortie à mon MacBook, tiens) et qui correspond bien selon moi à la froideur du vampire. Neige, marbre, tout ça. A l’arrière, il y a quelques gouttes de sang. Blanche-Neige et le MacBook ? J’arrête, j’écris n’importe quoi. Sans doute parce que, malgré tout, ça me laisse un peu sans voix.

mai 12, 2008

SF et rétro : où ce blog justifie son titre

Voilà, on est lundi et il devrait être blue mais il fait trop chaud et je n’ai pas envie de mettre ma robe-50’s-bleu-électrique-qui-tourne aujourd’hui. Je fais grève de la frivolité et à la place, comme hier, je vais bosser un peu sur mon mémoire et/ou le devoir que je dois rendre fin juin (”analysez un site internet d’éditeur”). Oui oui, je me suis remise au boulot. Jouez hautbois etc. Là, je suis en train d’éplucher des Bifrost (estimable revue de science-fiction au ton souvent caustique, ce qui allège bien le travail de la chercheuse) et j’apprends des tas de trucs. Notamment sur la SF française, dans laquelle j’ai un manque de culture abyssale. Donc, d’une main je prends des notes pour mon mémoire, de l’autre je fais une liste pour aller faire une razzia à la bibliothèque de Port-Royal, celle qui est spécialisée en SF-fantasy-fantastique-polar.

Sinon… Hier soir, on est allés se balader sur les quais de la Seine, et on a fini la soirée au Piano-Vache, bar où l’on ne va pas assez souvent compte tenu du prix raisonnable des pintes et surtout de l’excellente musique. Ce qui me fait penser qu’il faudrait que je prenne ma place pour le concert des Stray Cats en septembre (si je ne me trompe). Et la seule raison pour laquelle je tolère l’été, ce sont ses longues soirées tièdes et sans fin.

Et puis, entre deux Bifrost, je mûris un petit projet. Un petit guide du rétro à l’usage des filles modernes, ou quelque chose comme ça. J’ai commencé pour m’amuser à voir quels étaient les indispensables dans une garde-robe, et je me suis prise au jeu. J’écris de petits articles, je relis des livres de référence (Histoires du porte-jaretelles et autres Beauté du siècle), je fouine pour trouver des illustrations, j’envisage même quelques explications simples de couture… On verra, je me lasserai peut-être. En attendant, je vais aller me faire des pin-curls avant de me remettre au boulot.

mai 10, 2008

Red Hot Saturday

(ça compte comme couleur, ça ?)

La température monte… il faut bien que je m’y adapte.

Robe léopard achetée en soldes chez H&M il y a cinq ans, pinces fleurs H&M, peep-toes en satin rouge Zara. Dans cette tenue, c’est ce qu’on ne voit pas qui a coûté le plus cher : la lingerie Princesse Tam-Tam. Le reste ne dépasse pas les quatre-vingt euros.

Et un gros plan sur ma coiffure de pin-up…

Le tout sur un air des Cramps (forever) : Bikini girls with machiiiiine guns !

mai 9, 2008

En promenade

… dans l’une de mes rues préférées. Vous y croyez, qu’il existe des endroits comme ça à Paris ?

En fait, je ne demande pas grand chose à la vie. Juste d’habiter dans cette maison, là. Ça devrait bien être possible, non ?

mai 9, 2008

White Friday

On arrivera bien à faire un arc-en-ciel… et il faut absolument que lundi prochain soit Blue Monday !

En attendant, il fait chaud et je sors donc une petite robe printanière d’esprit vaguement David Hamilton…

Robe crème vintage achetée sur ebay, probablement 70s et faite à la main. Je l’ai raccourcie (elle était longueur cheville) et doublée, pour préserver ma pudeur ! Fleur H&M dans les cheveux, chaussures André via ebay aux pieds. Un gros plan, parce qu’elles sont trop belles :

mai 8, 2008

Fashion grrr

J’ai un aveu à faire : je n’aime pas vraiment la mode. Les vêtements oui. Les tissus et les coupes. L’histoire de la mode oui. Mais la mode actuelle ? Non, désolée. Je vois les tendances qui arrivent pour cet été et chacune m’atterre un peu plus. Voici donc toutes celles qui ne passeront pas par moi :

- La combinaison, et sa variante le combishort. Je ne vois pas comment cela peut-être flatteur, sur quelque fille que ce soit. C’est mou, c’est flou, c’est pseudo-sportif, dans la même famille que le jogging, autre hérésie vestimentaire. L’argument, je suppose, c’est que c’est confortable. Ha ! confortable ! Impossible de le porter autrement qu’avec des talons, sinon ça fait sac. Et je ne parle même pas des problèmes de confort que ça doit poser pour aller aux toilettes.

- Le sarouel. Idem, c’est mou et “confortable”. Je hais le confortable. Je veux des lignes structurées, ou du gracieusement romantique. Des choses qui mettent en valeur la silhouette féminine. Jusqu’à présent, je n’ai vu aucune porteuse de sarouel sur laquelle l’effet n’était pas tout l’inverse  ça casse les proportions, ça tasse, ça fait effet pattes de pingouin.

- Le reboulé. Déjà, pourquoi ce nom ? On avait déjà “retroussé” ou “replié”, ça ne suffisait pas ? Mais on sait que c’est une grande astuce de la mode de nous fourguer du vieux (du 80’s en l’occurrence) sous un nom neuf. Voir les caleçons rebaptisés leggings il n’y a pas longtemps. Je ne les aimais pas non plus d’ailleurs (quelle surprise, je sais). Ensuite, le reboulé, puisque reboulé il y a, semble se pratiquer principalement sur les revers de pantalons à pinces, large en haut et étroit en bas. De quoi transformer les femmes en de monstrueuses carottes.

Bon, au moins on semble revenu de la robe façon blouse d’hôpital pour femme enceinte.. Allez, je vais me coucher.

mai 8, 2008

Gris perle

C’est mon père qui m’a fait découvrir Jaqueline Harpman. Il y a quelque dix ans, il avait eu une obsession pour cet écrivain belge et acheté tous ses livres, qu’il avait lu (sûrement dans l’ordre) avec une persévérance maniaque. Je l’avais regardé, amusée et attendrie. Et puis j’avais ouvert “Le Bonheur dans le crime”, en bonne adoratrice de Barbey d’Aurevilly. Et j’avais, moi aussi, succombé. J’ai emprunté quelques Harpman lors de mon dernier séjour chez mes parents - j’ai replongé.

Les romans de Jaqueline Harpman exercent un charme un peu mélancolique, de ce gris très doux qui est la couleur de l’héroïne de “La Plage d’Ostende”, celui de Bruxelles sous une pluie fine. On a l’impression d’entrer dans un tableau aux coloris subtils, éclairé par le Nord. Les personnages et le language sont d’une beauté un peu hiératique, de celles qu’on dit intemporelles par leur classicisme. Les histoires, comme celles de Barbey, montrent souvent l’enfer par un soupirail : secrets de famille, douleurs et jalousies étouffées, aspirations et instincts ligotés par ce qui se fait ou pas. Et comme l’enfer est le ciel en creux, cela parle aussi de liberté et de réalisation de soi, souvent par un chemin difficile, presque ascétique, aristocratique en somme. De bonheur, dans le crime forcément, qu’il soit inceste ou meurtre. Enfin, j’aime les lieux dans lesquels se déploient ces intrigues : la Belgique, Bruxelles surtout, où je retrouve les rues et les places, et toutes les grandes demeures qu’Harpman décrit avec une sensualité esthète, ces maisons de maître hautes de plafond, aux planchers sombres, aux pièces dépouillées et aux grandes fenêtres où flottent des voiles blancs.

Quelques titres : “Le Bonheur dans le crime” donc, qui m’a l’air d’être devenu assez introuvable malheureusement. “La Plage d’Ostende”, “Orlanda”, “En toute impunité”…

mai 8, 2008

Pub toujours

J’ai rajouté quelques articles dans mes ventes ebay, dont une très jolie blouse Marc Jacobs en jersey de soie…

mai 6, 2008

Rouages déréglés

Parce qu’il n’y a pas que les fringues dans la vie… Entre mon après-midi à la bibliothèque (je me suis remise à bosser sur mon mémoire ! vive moi !) et le manuscrit dont je vais entamer la lecture ce soir, il reste une petite place pour caser quelques livres.

Le dernier lu, c’est La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu. Un cadeau de Noël : j’aurai mis le temps ! Mais c’est que je me méfiais du truc. Le fait que Flammarion ne soit pas exactement réputé pour sa production en littérature française. La couv’ dark-et-tendre transposant à peine Malzieu et son Olivia Ruiz. Le côté romantico-naïf-merveilleux-à-la-presque-Burton. La peur que ce soit, en gros, des paroles de Dionysos étirées sur deux cent pages. Dionysos, j’ai pratiqué quand j’avais 17 ans. Je me souviens de ce concert intimiste dans la Rotonde du Botanique de Bruxelles, il devait y avoir moins de cent personnes dont ma grande amie E. et moi (elle m’avait offert la place pour mon anniversaire), émerveillées. Et puis on les a revus, et on a trouvé que ça tournait à la routine. Qu’avec la répétition ça perdait de sa fraîcheur. Et on a peu à peu migré vers autre chose (le pop-rock ultra pointu pour elle, le goth-rock sombre pour moi). Enfin, trêves de réminiscences. Le bouquin.

J’aimerais dire qu’il a vaincu mes préjugés, mais ça n’a malheureusement pas été le cas. Trame narrative faible, remplacée par des brouettes de comparaisons/métaphores qui se veulent, à nouveau, pleines de poésie, de naïveté et de fraîcheur, mais qui ont tendance à toutes fonctionner sur le même modèle. Dans le genre “vision magique et romantique de l’existence”, Francesca Lia Block fait beaucoup mieux, plus wonderland et acéré à la fois. Et malgré tout, La Mécanique du coeur est depuis plusieurs mois dans la liste des meilleures ventes. Très bien, je ne me sentirai pas coupable d’avoir détruit son avenir par ma petite critique.

Demain, je serai plus positive et parlerai de mon coup de coeur du moment (une redécouverte en fait) : Jacqueline Harpman.

mai 6, 2008

Purple Tuesday

Robe noire à bretelles H&M - c’est dommage que la photo ne soit pas plus nette, elle a un joli plissé - portée sur un jupon volanté en coton noir (récupéré d’une jupe H&M jetée depuis), avec un boléro en soie prune Kookaï (via ebay). Collier H&M, mes fidèles salomés violettes Tammy, bas Woman’s Secret.

J’ai relevé mes cheveux en chignon et laissé pendre de longues mèches ondulées. L’idée, c’est une coiffure vaguement années 30. S’il faisait plus froid je porterais aussi un béret.

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