15 novembre 2009

Sunday Picture

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*cliquez pour voir en plus grand, c'est bien mieux !*

Tombée par hasard sur ce tableau du peintre belge Fernand Khnopff, je pense immédiatement à Malpertuis dont je vous parlais récemment. L’ambiance de grisaille et de bruine, la lumière d’aquarium ? C’est ça. C’est exactement ça.

Je ne sais pas si je vais faire de ce “Sunday Picture” une rubrique récurrente, mais ça pourrait. J’aime bien l’idée de vous faire partager régulièrement une image qui me parle sans l’intégrer forcément dans un billet plus long. Comme ça, juste pour le plaisir. Ca vous dit ?

13 novembre 2009

Bunny Girl!

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Hier soir, en écoutant un livre audio de The Green Odyssey de Philip José Farmer, j’ai fabriqué ces oreilles en dentelle et fil de fer. Parce qu’il me fallait des oreilles de Bunny Girl pour aller avec le gros noeud pap’ de cette robe vintage achetée chez Clever Nettle (dont je vous recommande le blog, au passage).

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Et là, après avoir emmené Scaramouche chez le vétérinaire, je vais confectionner quelques accessoires que P. portera à la Steampunk Attraction de ce soir. Je serai pour ma part mi-femme, mi-androïde avec un sublime corset doré prêté par la talentueuse Blackitten. Photos à suivre, évidemment.

13 novembre 2009

Shiny shiny, shiny bag of leather…

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*LOVE*

10 novembre 2009

Satan Wants Me

zombie2La Zombie Walk du 31 octobre m’aura permis, outre de déambuler d’une démarche désarticulée en roulant des yeux ou attaquant les enfants au passage, de me faire dédicacer Les enfers du rock par Marie Meier, qui a assuré l’illustration de ce texte de Philippe Manoeuvre. Texte que j’ai enfin trouvé le temps de lire ce week-end (jusque-là je n’avais que regardé les images…) et qui est tout à fait savoureux. J’ai eu peur au début de ne pas apprendre grand chose, mais j’ai une culture musicale suffisamment incomplète pour que ma crainte se révèle infondée. C’est juste que les bluesmen du début, qui font des pactes avec le diable, je connais plus que la légende noire de Led Zep. Quoi qu’il en soit, ça m’a furieusement donné envie de relire Satan Wants Me, et donc de vous parler de ce bouquin délirant, traduit aux éditions Phébus sous le titre un peu plat de Satan & Co pour les non-anglophones de l’assistance.

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Nous sommes en 1967. Peter est un jeune étudiant en sociologie amateur de drogues et de pop music, qui trouve malin, avec sa petite amie Sally et Mr Cosmic, son meilleur pote, d’intégrer The Black Book Lodge, un cercle sataniste qui s’inspire d’Aleister Crowley. Au départ, c’est drôle. Les rituels sont érotico-kitsch, très Anton La Vey, et les satanistes paraissent surtout ridicules. Puis The Lodge s’immisce de plus en plus dans la vie de Peter (dont ce roman prend la forme du journal intime), et les choses deviennent nettement plus sinistres mais toujours  aussi drôles – à condition d’aimer l’humour noir…

En plus de son côté hilarant, ce roman est une véritable plongée dans les 60s sataniques, celles où messes noires et LSD faisaient plus ou moins bon mélange, où on expérimentait de nouvelles formes de pensée et de sexualité, celles que décrit Philippe Manoeuvre quand il raconte les flirts plus ou moins poussés des Rolling Stones, de Hendrix ou de Led Zeppelin avec la magick. Mine de rien, on y apprend des tas de choses à la fois sur l’époque et sur l’occultisme. Et c’est là qu’on comprend à quel point cette période est, au fond, proche des années décadentes de la fin du 19e siècle : même opulence un peu kitsch, même théâtralité, même expérimentations avec les sens, même fascination pour l’obscur. Pas étonnant que quelqu’un comme Louise/Pandora ne cesse de référencer alternativement l’une et l’autre.

9 novembre 2009

Dr Sketchy’s Paris @ Le China

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Faridah

Samedi soir dernier, Dr Sketchy’s Paris investissait le China, un resto/bar au sublime décor rouge et noir (très Black Lodge dans Twin Peaks) pour une séance sur le thème de la Chine des années 30, avec bande-son raccord. Malgré le monde fou, qui a empêché des retardataires de trouver une place, et l’absence regrettable d’Eva May Chan qui devait à l’origine poser, j’ai une fois de plus adoré cette séance. Petite sélection de croquis (eh oui, c’est artistique en ce moment sur ce blog).

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Lada Redstar

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Faridah

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Lady Flo

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Lalla Morte

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Lalla Morte

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Faridah

Et voici quand même ce que je portais, pour tâcher d’être dans la thématique. J’étais malheureusement l’une des seules à avoir fait un effort vestimentaire…

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8 novembre 2009

Marie Darling !!

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*click click! bigger is better!*

Portrait de la chanteuse et ukuléliste Marie Darling !! – aquarelle, crayon, paillettes et vernis à ongles sur papier, avec ma super technique de découpage quand j’ai raté le fond que je voulais faire… Et si vous vous demandez “pourquoi des superhéros et un chat ?”, allez écouter ses chansons. J’aurais pu mettre des zombies aussi… Par contre la lune est purement de mon cru.

(Et pour ceux qui attendraient avec impatience la fin du suspense insoutenable du dernier billet… j’ai commandé le sac noir, sans remords.)

3 novembre 2009

Sac à malice (du latin malitia, dérivé de malus : le mal)

Bien, parlons de choses sérieuses. Maintenant que j’ai des chaussures de folie, un manteau de rêve et des poubelles high tech (achetées hier – le seul moyen d’empêcher le chat de farfouiller dans nos anciennes poubelles, c’était de poser un dico sur le couvercle, ce qui est rapidement devenu pénible), tous objets ayant pour points communs d’être 1. une joie à porter/utiliser, une vraie amélioration par rapport à avant, et 2. carrément au dessus de mon budget habituel… maintenant, donc, je veux un sac. Un vrai, un beau, pas un cabas en toile ou un vintage défraîchi qui ferme mal. Un désir légitime, me semble-t-il. Sauf que j’ai des goûts de luxe apparemment. Il n’y a que les sacs Alexander McQueen qui me plaisent. Et même soldés, eh bien ça reste exorbitant pour moi. Voilà les deux favoris :

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Le prix est à peu près le même, le rouge est un peu plus cher et plus grand, mais peut-être moins facile à assortir avec tout...

Craquer en me disant que c’est un investissement que je chérirai toute ma vie, selon le nouveau mantra des magazines en cette période de crise ? Renoncer parce que franchement, c’est beaucoup trop d’argent pour un bête sac ? Si je craque, c’est clair et net que je peux faire une croix sur tous les achats non indispensables des mois à venir (et notamment sur un hypothétique corset). J’aurai droit au cardigan noir qui manque cruellement dans ma garde-robe, à une tenue-portable-en-entretien-d’embauche, à un catsuit pour faire du sport et basta. Pour le reste, ce sera porter mes bottines d’hiver chez le cordonnier pour voir s’il peut prolonger leur vie encore une saison, raccommoder mes gants qui se déchirent aux coutures, transformer les fringues que j’ai déjà et coudre à partir de mon stock de tissu. Et d’y réfléchir, je suis en train de me faire à l’idée, petit à petit…

(A part ça, qu’est-ce que ça fait du bien de ne plus travailler ! Je reprends enfin un rythme de vie civilisé, j’ai entrepris de rendre l’appartement à nouveau habitable – je n’ose même pas dire depuis combien de temps les draps n’avaient pas été changés – et je vais bientôt me lancer dans de chouettes nouveaux projets que je rumine depuis longtemps. Bonheur.)

31 octobre 2009

“Une main a pincé la mèche et la nuit a coulé sur l’escalier comme une eau d’enfer.”

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Cette année, je n’ai pas fait grand chose pour Halloween, même pas une Jack O’Lantern. Manque de temps entre le boulot, le concert de Max Raabe (excellent) et la Zombie Walk (la concrétisation d’un grand fantasme). Même là je suis presque en retard, à écrire sur ce sujet le soir même. Mais l’avantage des livres, c’est qu’il n’y a pas de date limite d’utilisation. Voici donc quelques-unes de mes lectures halloweeniennes préférées. Ce sont presque toutes des classiques et presque toutes des histoires fantastiques : ce côté traditionnel et effrayant-sans-l’être-trop est pour moi l’essence même de cette fête.

Je suis en ce moment en train de relire Malpertuis de Jean Ray. Malpertuis, c’est une vaste et sinistre demeure où les héritiers de l’oncle Cassave doivent résider s’ils veulent toucher leur part de sa fortune. Il y fait froid, une ombre étrange y éteint toutes les lumières, des personnages grotesques l’habitent, et on a en parcourant ses corridors et ses salons une impression de sombre angoisse. Je ne peux pas en dire plus, il ne faut pas déflorer l’intrigue. Je pense qu’une partie du charme que j’y trouve tient au fait que j’y retrouve les automnes et hivers belges, tout en crachins, vents froids, lumière d’aquarium, qu’on combat à coups de vin chaud et de gaufres au sucre. J’adore ce roman (comme pas mal d’oeuvres de Jean Ray – oui, même les Harry Dickson) et la saison se prête particulièrement à sa lecture. La citation qui sert de titre à ce billet en est tirée, au fait.

Il y a aussi Something Wicked This Way Comes de Ray Bradbury. Peu avant Halloween, un cirque débarque dans une petite ville des Etats-Unis. Un cirque dans le genre de celui de Carnival (excellente série, soit dit en passant), avec ses attractions et ses phénomènes. Un cirque bien inquiétant, dans les mystères duquel les deux jeune héros feraient mieux de ne pas aller mettre le nez… Un roman archétypal de Halloween, et Bradbury au sommet de son art.

Dans le genre traditionnel, Sleepy Hollow de Washington Irving. Un grand classique américain beaucoup moins connu chez nous, si ce n’est à travers l’adaptation de Tim Burton. Le livre est moins “joli” et plus satirique que le film, et cette histoire de cavalier sans tête sur fond de magouilles dans un hameau de la Nouvelle Angleterre est vraiment à découvrir, si vous ne la connaissez pas.

The Turn of the Screw de Henry James. Une des meilleures histoires de fantômes que j’aie jamais lue. Une jeune gouvernante, engagée pour s’occuper des petits Miles et Flora dans une propriété campagnarde, est peu à peu obsédée par Miss Jessel, l’ancienne gouvernante, et le domestique Peter Quint, tous deux morts peu avant son arrivée. Ils auraient exercé une sinistre influence sur les deux enfants. Leurs fantômes continuent-ils ?

Toujours dans la veine fantastique pure, The Haunting of Hill House de Shirley Jackson. Dans le cadre d’une expérience, des personnes manifestant une certaine sensibilité médiumnique sont rassemblées dans une maison isolée, que l’on dit hantée. L’est-elle réellement ? Eleonore en tout cas semble nouer une “relation” toute particulière avec la demeure… Encore une fois, c’est un roman tout en atmosphère dont on ne peut pas vraiment résumer plus l’intrigue. En ce qui me concerne il m’a bouleversée par sa finesse, et j’ai beaucoup d’empathie pour le personnage d’Eleonore, une vieille fille tyrannisée par la famille de sa soeur avec laquelle elle vit, qui pour la première fois a l’impression d’avoir trouvé sa place quelque part, d’être désirée et nécessaire. Deux films ont été tirés de ce roman sous le titre The Haunting : celui de 1963 est une adaptation fidèle, qui rend bien l’essence du fantastique, mais celui de 1999 avec Catherine Zeta-Jones est une daube horrifique sans nom à éviter absolument. Toujours de Shirley Jackson, je conseille aussi We Have Always Lived in the Castle, un autre roman qui m’a beaucoup marquée, mais flirtant tout juste avec le fantastique.

Pour finir, je ne peux pas ne pas inclure au moins un roman jeunesse dans cette courte liste. Ce sera The Witches de Roald Dahl, l’un des livres à m’avoir le plus fait peur quand j’étais enfant (avec L’orphelinat des ombres de Moka). Vous connaissez sûrement cette histoire d’un petit garçon qui se retrouve par mégarde à assister en cachette à un congrès des sorcières. Elles cachent leur calvitie sous une perruque, leurs ongles griffus sous des gants, leurs pieds carrés sans orteils dans de jolis souliers pointus, et ont la salive bleu myrtille. Elles haïssent les enfants, qu’elles peuvent renifler à plusieurs mètres. Elles ont un plan pour les détruire. A lire et relire quel que soit votre âge…

Et bonne fête des morts !

29 octobre 2009

Concours Max Raabe : le résultat !

Les noms, écrits sur des bouts de papier pliés, ont été jetés dans un chapeau, un haut de forme bien sûr. Yeux fermés, on mélange… on choisit au hasard… Et c’est Satori qui gagne l’invitation pour deux ! Il faut croire que commenter le premier lui aura porté chance :)

Rendez-vous demain soir Salle Pleyel donc ! Avec d’autant plus d’enthousiasme de ma part que je viendrai tout juste de terminer mon CDD – je me demande si une bouteille de champ’ tiendrait dans mon sac à main ?…

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27 octobre 2009

Concours – Max Raabe et le Palast Orchester @ Salle Pleyel

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J’ai jusqu’à présent toujours refusé les propositions de faire de la pub ou d’organiser des concours sur mon blog. Mais là, je ne pouvais pas laisser passer ça : j’ai été sélectionné avec Sasha et Lily pour vous faire gagner des places pour le concert de Max Raabe et le Palast Orchester ce vendredi 30 octobre à la Salle Pleyel ! Et pouvait-on rêver mieux que cette salle art déco bâtie dans les années 20 pour accueillir le roi de la reprise de chansons des années 20 et 30 et son big band ?… Au programme : rumbas, tangos, chansons en allemand , en français ou en anglais, fox-trots, et sûrement aussi quelques-unes de leurs reprises hilarantes de succès pop revisités façon années 20. Deux petites vidéos, pour découvrir l’orchestre dans ces deux genres différents.

Et maintenant, que faire pour gagner une invitation valable pour deux personnes ? C’est très simple, il suffit de me laisser un commentaire, et je tirerai le gagnant au sort parmi les participants jeudi soir. Pour augmenter vos chances de gagner, faites passer le message : parlez de ce concours sur votre blog et votre nom sera entré deux fois dans le chapeau de la fortune. Si vous n’avez pas de blog, pas de panique : envoyez-moi un petit texte sur le thème “La Salle Pleyel, qu’est-ce que ça vous évoque ?” et  votre nom sera également entré deux fois. Par contre, pas la peine d’aller commenter aussi chez mes complices – chaque candidature ne sera prise en compte qu’une fois.

A vos claviers et bonne chance !